Violences

En pleine campagne contre la violence conjugale – une femme en meurt tous les trois jours, soit plus de 120 femmes par an en France, pays des droits de l’homme… – voilà qu’un autre type de violence est venu faire irruption dans nos salons par le biais de nos téléviseurs. Violence des stades, hooligans (on ne parle plus de supporters à ce stade) déchaînés, qui ne cherchent qu’à casser du spectateur innocent. Violence des uns, violence des autres, c’est toujours la même barbarie qui fait que les innocents paient.
Jeudi dernier, un jeune spectateur juif, supporter du club de Tel Aviv, n’a eu la vie sauve (nen doutons pas, il aurait été lynché sans ce geste) que grâce au sang-froid d’un policier qui l’a protégé, au péril de sa vie, d’une horde de barbares qui se croient supporters du club de Paris Saint-Germain. Le policier y a laissé son âme, en tuant l’un des barbares pour se défendre, et en blessant grièvrement un autre. On ne se remet jamais facilement de la mort qu’on donne, sauf à devenir barbare soi-même. On ne félicitera pas le policier pour la mort donnée, mais pour la vie innocente qu’il a préservée.
La presse s’est jetée sur le sujet, les politiques aussi. Qu’en sortira-t-il? Certains clubs de supporters du PSG ont de tout temps été constitués de tels barbares. J’habitais quelques temps à proximité du lieu de rencontre d’un de ces clubs. D’un abord sympathique avant le match, ces individus dégénéraient au fur et à mesure des rencontres dont ils étaient privé en raison de leur fichage par les forces de police, se contentant de suivre les rencontres sur grand écran. Puis, la bièr eet autres alcools aidant, ces hordes allaient se défouler à la sortie des stades, en compagnie de celles qui avaient hanté la tribune Boulogne.
J’apprécie le football. Joueur assidu depuis plus de vingt ans, je n’ai pourtant pas mis les pieds dans un stade depuis le France-Espagne de 1991 (3-0, dont une reprise magnifique de JPP). La raison en est simple: plutôt que de partager ma joie avec desindividus de la catégorie précitée, je préfère regarder un match en bonne compagnie à la maison. Et tant pis si l’ambiance des stades me manquera à jamais.
Depuis, trois jours se sont écoulés. Une autre femme est tombée sous les coups d’un mari ou d’un compagnon violent. Allez, j’arrête de bloguer, les dimanche soir n’y sont pas propices.

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