Michael

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Le hasard veut que le biopic consacré à Michael Jackson sorte la semaine où l’on lisait, à la synagogue, la section intitulée Aharei Mot – Kedochim, une double section en réalité, en raison de la durée réduite de l’année en cours (pour les lecteurs qui auraient besoin d’une explication, cf. cet article de Torah Box). Mon père a l’habitude de compléter cette suite de sections en ajoutant la suivante, intitulée Emor. Cela donne une sorte de slogan : Aharei Mot Kedochim Mor, qu’on pourrait traduire par : « après la mort, chacun passe pour un saint », et on omet souvent les passages négatifs du parcours des personnes disparues.

Cette interprétation s’adapte parfaitement à Michael, film consacré à la vie de la star décédée en 2009. On y suit le parcours du jeune Michael au sein de la formation créée par son père, les Jackson 5, l’émancipation du jeune prodige et les débuts de son parcours de star internationale, jusqu’à la fin des années 80. Un parcours intense, magique, pavé de succès, mais un choix qui passe sous silence les deux décennies suivantes, et les errements de la star, entre chirurgie esthétique, accusations d’attouchements sur mineurs et autres extravagances.

Alors certes, on en prend plein la vue, et il faut bien avouer que la performance de Jaafar Jackson – qui n’est autre que le neveu de Michael Jackson – est incroyable de réalisme. Par certains moments, j’ai cru voir le roi de la pop réincarné, enchaînant les moonwalk et autres pas de danse avec une aisance qu’on croyait réservée à la star. Le talent, c’est un truc de famille chez les Jackson … qui sont d’ailleurs aux commandes derrière ce film familial. Pas étonnant, donc, que le film ne transpire pas la critique…

Allez voir ce film, si vous êtes en manque de Billie Jean et de ABC, mais gardedz à l’esprit que la vie de Micahel Jackson ne se résume pas aux paillettes et aux animaux de compagnie…

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