Covid, 5ème vague et immunité collective

Est-ce la fin du début ou le début de la fin ?

Commençons sur une note gaie !

Nouvelle vague

La cinquième vague tant annoncée se précise. Elle est massive par son ampleur – 50 000 cas déclarés par jour, et risque de durer encore un certain temps. Il faut dire que tout s’y prête : le début de l’hiver, alors qu’on passe plus de temps à l’intérieur qu’en extérieur, notamment pour consommer entre proches ou entre amis. Mais aussi le fait que pour les moins de 65 ans, on arrive tout juste six mois après la période de vaccination, qui avait démarré au début de l’été 2021. Et sans la 3ème dose, on se fait probablement plus facilement contaminer, je suis là pour en témoigner.

Tout cela pourrait ne pas être très réjouissant et rappeler des périodes plus angoissantes, du courant de l’année 2020. Mais les choses se présentent de manière différente qu’en début de pandémie. La campagne de vaccination porte ses fruits, et même si l’on se fait contaminer, les cas mortels sont bien moins fréquents au sein de la population vaccinée. On converge, peu à peu, pour cette partie de la population qui a pu, ou choisi de se faire vacciner, vers un impact proche de celui d’une épidémie de grippe classique : contamination massive, mortalité non nulle, mais bien moins importante que pour le débit de la crise.

Souvenirs, souvenirs…

Tout cela me laisse penser que l’on va finalement l’atteindre, cette immunité collective, qui aboutira à la fin de la pandémie. À force de se contaminer les uns les autres, mais sans trop de dégâts, nous allons nous gonfler d’anti-corps. Et tenir bon malgré la multiplication des variants. Il était temps, l’alphabet grec risquait de s’épuiser...

Tout du moins au sein de la population vaccinée.

Pas relax pour les antivax

Pour ceux qui ont choisi de ne pas se faire vacciner, pour quelque raison que ce soit, les choses ne se présentent pas vraiment mieux, et les témoignages vus ou entendus ces derniers jours portent à croire qu’ils sont bien plus nombreux qu’on peut le croire, même si l’on fait exception des enfants. Cette décision, cette posture des antivax, devient de plus en plus insoutenable, et montre parfaitement ses limites. Sauf réelle contre-indication, sur laquelle seul un médecin peut se prononcer, cette obstination à ne pas recevoir un des vaccins proposés, testés sur des millions d’individus dans le monde, montre que malgré toutes les avancées scientifiques, une partie de l’humanité a encore du mal à progresser sur certains sujets. C’est vraiment triste.

Mais terminons sur une note optimiste. Cette épidémie a également montré que l’humanité a réalisé des progrès gigantesques, en l’espace de quelques siècles. Il y a deux ou trois cents ans, une épidémie comme celle-ci aurait décimé une bonne partie de notre espèce, sans qu’on puisse réellement l’expliquer, en reportant la faute sur une minorité, souvent la même d’ailleurs. Il y a un siècle, l’épidémie de grippe espagnole fit également des ravages, mais on commençait déjà à adopter des mesures destinées à isoler les malades contagieux, et à limiter l’impact de la pandémie.

We are the champions

L’épidémie de Covid-19 n’a démarré qu’il y a tout juste deux ans. En un an à peine, l’humanité a été capable de mettre au point des vaccins d’une efficacité réelle. Et dans un an tout au plus, cette épidémie sera dernière nous, le passe sanitaire ne sera plus qu’un mauvais souvenir, et l’activité humaine reprendra comme si rien ne s’était passé, ou presque.

Être capable de mettre au point des médicaments dans des délais aussi brefs, de les tester, de les déployer, et de sauver des vies, n’est-ce pas la plus belle raison d’espérer dans notre espèce, malgré tous les défauts qu’elle présente ?

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