Deuxième vague

Parler de vagues en plein été, rien de plus normal, n’est ce pas ? Sauf que de cette vague là, on se serait bien passé. La deuxième vague, c’est le risque de voir réapparaître un développement rapide de la pandémie, qui conduise à un nouvel engorgement du système de santé, tel celui que nous avons connu au début du mois de mars, avec les conséquences dont nous avons tous fait l’expérience ces derniers mois.

Les signes prémonitoires de cette deuxième vague sont là. Une hausse du nombre de cas, qui s’explique également par une hausse du nombre de tests réalisés – souvenez-vous, en février et mars dernier, on ne testait que les cas graves. Un relâchement général des gestes barrières et des mesures de distanciation – nous avons tous pu le constater à la télévision, ou parfois de visu. Et une sorte de fatalisme qui s’est emparé de certains – à croire qu’ils n’ont pas encore été confrontés à la réalité de ce virus, et aux décès des proches de proches.

Plus inquiétant encore, des pays qui jusque là avaient plus ou moins réussi à contenir l’épidémie – et n’hésitaient pas à fanfaronner à ce sujet – voient le nombre de nouveaux cas croître de manière rapide : en Israel ou en Allemagne, par exemple.

Est-ce que cela signifie qu’un nouveau confinement nous pend au nez ? Un confinement général, à l’échelle du pays, je ne le crois pas, même si cela pourrait être une mesure préventive avant la rentrée de septembre. Mais son impact économique serait tel qu’il n’y a aucune chance qu’on y ait droit. En revanche, pourquoi ne pas envisager des confinement localisés, des sortes de couvre-feus temporaires, de manière à éradiquer le virus de régions où il s’est trop largement répandu.

Le seule et unique moyen d’en finir, serait de disposer d’un vaccin. Mais il y a peu de chances qu’on y parvienne avant de longs mois, sans parler de la durée des tests à pratiquer avant de pouvoir le mettre en circulation. Il va falloir apprendre à vivre avec une épidémie de longue durée.

Une seule chose est certaine : nous n’avons pas fini d’entendre parler de cette saleté de Covid-19.

Et la prochaine vague ne sera peut-être pas la dernière.

Au fait, vous préférez l’appeler seconde vague ou deuxième vague?

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