Le retour de la madone

Comment, vous ne le saviez pas ? Madonna est de retour. A près de 50 ans – c’est pour ce mois d’aout, paraît-il – la chanteuse soi-disant la plus effrontée de ces vingt dernières années sort un nouvel album dont il est impossible de ne pas comprendre que c’est pour très bientôt, tant le battage médiatique qui l’accompagne est assourdissant.
Personnellement, j’aime bien la musique de Madonna. De « Dance into the groove » à « Frozen », en passant par « Music » et autres succès, et jusqu’à son dernier titre dansé avec Justin Timberlake, Madonna a su épouser avec succès l’ensemble des évolutions musicales des trois dernières décennies.

Avec Madonna, on n’est jamais déçu. La bientôt cinquantenaire a résisté à l’assaut de toutes ces jeunettes qui se sont cassées les dents – et la voix – là ou la patronne des madones a réussi à allier star système et frasques mesurées. On ne lui connaît ni overdose fatale, ni scandale délétère, et hormis quelques petites culottes savamment distillées, quelques photos glamours et un passage chez Philippe Berg au Centre de la Kabbale, Madonna est restée une valeur sure de la musique populaire internationale.

Hier soir, j’ai eu le rare bonheur de tomber sur une interview de Daniel Filipacchi qui, il y a près de 20 ans, faisait déjà le parallèle entre Johny Hallyday et Maurice Chevallier : comme son prédécesseur, notre Johny national ferait ses adieux à 50 ans, à 60 ans, à 70 ans, sans jamais réussir à raccrocher les crampons. Non pas que la qualité fasse défaut, au contraire, avec l’âge, le choix de ses auteurs et de ses compositeurs s’élargit, et se bonifie. Mais à la longue, une certaine lassitude s’installe, et voir le vieux rocker hurler dans le micro au-delà de la soixantaine tient presque du pathétique.

A terme, c’est évidemment bien ce qui risque d’arriver à Madonna.

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