Le sudoku, l'esperanto des mots-croises

Ces dernières années, le Sudoku s’est imposé comme un loisir universel. Des plus jeunes aux plus vieux, nombreux sont les passagers d’un avion que l’on voit tenir, un feutre, un crayon ou une gomme à la main, une de ces petites feuilles arborant les 81 cases traditionnelles. Les plus pépères optent pour une grille facile, où il ne reste plus qu’une vingtaine de cases à noircir facilement. Les plus retords se lancent dans les « diaboliques » ou les « «experts », sur lesquels, à l’inverse, seule une vingtaine de cases sont déjà renseignées. Jusqu’à la ravissante passagère qui à ma gauche, s’est lancée dans la grille la plus simple du magazine fourni par la compagnie aérienne, feutre bleu à la main, non sans jeter quelques coups d’œil vers la solution, histoire de ne pas se tromper.

Les sudoku ont, semble-t-il, remplacé les mots-fléchés et autres jeux trop dépendant d’une langue donnée. Rien de plus simple que d’incorporer une grille à un magazine, il en existe des millions. ET je doute fort que le commun des mortels reconnaisse une grille déjà remplie quelques jours auparavant. Si bien qu’à une permutation circulaire près, les possibilités de jeu peuvent sembler infinies à la plupart des joueurs.

Au fait, ma voisine a abandonné sa grille « facile ». Effort intellectuel trop lourd, surement. Qui a dit que le Sudoku était un jeu d’enfant ?

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