Hommage à la pomme de terre

Parmi les nombreux aliments qui font vivre l’humanité tout entière, il en est un qui me tient à cœur : la pomme de terre. Je crois bien l’apprécier sous toutes ses formes. Cuite, grillée, frite, écrasée ou entière, habillé en robe de chambre ou découpée en rondelles, elle m’a accompagné durant tous ces moments difficiles où trouver nourriture cachère n’était pas chose aisée.

C’est en mâchant les pommes de terre mal cuites qui accompagnent l’omelette un peu fade servie à bord du Boeing 767-300 qui m’achemine vers Dallas que me viennent ces pensées si douces envers ce tendre aliment. Tendre lorsqu’il est bien cuit. Mais en l’occurrence, les patates de ce soir ne le sont pas. Et s’il y a deux choses dont j’ai horreur, lorsque la pomme de terre touche délicatement la surface de ma langue avant de se blottir entre mes dents, c’est de constater qu’elle est mal cuite, ou peu salée.

Ne pas savoir cuire une pomme de terre est une malédiction. Elle doit l’être suffisamment pour ne pas être craquante, et point trop pour ne pas heurter le goût par une insistante saveur de brûlé. Rien n’est aussi horrible que la saveur d’une pomme de terre sortie trop tôt de son bain bouillant, ou trop tard.

Car cuite à point, la pomme de terre saura vous rabibocher avec ce monde cruel. Pommes de terre frites accompagnant un steak saignant, ou cuites dans un bouillon de couscous, enrobée de fromage fondu ou savamment écrasées en une admirable purée rehaussée d’huile d’olive, les pommes de terre méritent toute notre attention.

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