The secret history

Prenez un petit groupe d’étudiants, plus ou moins fortunés. Enfermez-les pendant quelques mois dans une université du Vermont, Hampden en l’occurrence. Faites-les suivre des cours de lettres classiques et uniquement ces cours-là. Qui plus est, avec le même professeur durant toute l’année, et pour tous les cours. Laissez libre cours à leur romantisme naissant. Ajoutez quelques bouteilles de scotch, quelques joints et d’autres produits pas très conseillés pour finir ses études…

Qu’obtenez-vous à la fin ? The Secret history, roman paru il y a une trentaine d’années, devenu un best-seller, et qui pourrait bien un jour être adapté au cinéma.

Ce policier de Donna Tartt ne me semble pourtant pas tout à fait à la hauteur des sa réputation, et des commentaires élogieux qui lui sont attribués sur Amazon. Les pérégrinations de nos six étudiants, entre beuveries et balades romantiques en forêt en récitant des vers latins, finissent rapidement par lasser. Et il faut attendre une bonne moitié de livre, au ralenti, pour que les premiers rebondissements prennent forme…

Alors pourquoi aller jusqu’au bout des six cents pages ? Parce que comme dans un bon Colombo, ce roman commence par un meurtre – no spoil, on l’apprend dès la première page. Et qu’on veut à tout prix savoir pourquoi et comment ce meurtre se produit.

Alors si vous avez quelques heures devant vous, que l’anglais ne vous rebute pas, et que les longues soirées à consommer de l’alcool et d’autres substances plus ou moins licites vous rappellent quelques souvenirs, vous pouvez vous plonger dans sa lecture.

Mais si ce n’est pas votre tasse de thé, passez votre chemin. Et ne soyez pas déçus : j’ai d’autres livres encore plus passionnants à vous faire découvrir très bientôt.

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