Premiers pas sur Qwiki, le moteur de recherche du 21e siècle

Je viens de recevoir mon invitation à tester la version alpha de Qwiki. Je vous ai déjà parlé de Qwiki il y a quelques semaines, rappelant que quelque soit la qualité de ses résultats, Qwiki préfigure ce que devrait devenir un moteur de recherche et montre que Google n’est pas forcément la forme la plus aboutie de ce type de technologie. Qwiki fournit en effet des fonctionnalités extrêmement intéressantes: une sortie multimédia, mixant explications audio et diaporama, agrège des contenus de différents formats. Dans une certaine mesure, Qwiki rappelle Wolfram Alpha. Vous imaginez donc l’enthousiasme de ces premiers pas sur Qwiki.

La page d’accueil de Qwiki est simple mais élégante. Elle apparaît de la même manière sous différents navigateurs, comme Chrome, Firefox ou IE, ce qu iest la moindre des choses pour ce type d’outil, même en version alpha. Sous la boîte de saisie de la requête viennent apparaître des raccourcis graphiques pour naviguer dans le jeu de données initiales (une base de 2 millions d’articles selon le mail d’invitation): acteurs, villes, artistes, monuments. Au moment de la saisie, Qwiki balaye sa base de données pour proposer les résultats au fur et à mesure de la frappe. On se rend compte ainsi que 2 millions d’articles, c’est à la fois beaucoup et peu… Ce moteur possède sa propre base de synonymes: une recherche sur Tsahal redirige vers Israel Defense Forces.

Le résultat d’une requête texte vient remplacer ce patchwork d’image par un défilé d’images en rapport avec le sujet concerné. Un texte défile sous ces images, pour expliquer le sens de l’expression ou du sujet recherché. Le texte d’explication est scandée par une voix féminine, au timbre plutôt métallique. Le texte lui-même est actif, il contient des liens hypertextes vers d’autres articles. Par exemple, une recherche sur « stem cell » évoquera les noms d’Ernest McCulloch et James Till, de l’université de Toronto, et ces 2 sujets sont accessibles d’un simple clic. Sous l’énoncé, Qwiki propose également des liens vers des sujets proches.

A la fin de l’énoncé, Qwiki propose de rejouer le « qwiki » correspondant, ou de le partager. Il demande également aux alpha-testeurs d’évaluer la qualité du résultat obtenu, par un système d’étoiles (de 1 à 5).  Qwiki propose d’élargir la recherche à d’autres acteurs, comme Wikipedia, Google ou YouTube. On peut rejouer le Qwiki qu’on vient de lire, et, en théorie, le partager (mais cela ne fonctionne pas pour l’instant).

Tel quel, Qwiki fournit d’excellents résultats, qui donnent envie d’aller chercher « la source » utilisée. J’ai testé la Tour Eiffel, Nicolas Sarkozy, les cellules souches, et Loic Le Meur, les résultats sont excellents.

Bien sûr, Qwiki ne remplace pas Google, il offre une autre dimension à la recherche d’informations, une sorte de Wikipedia condensé, doté d’une capacité de diffusion multimédia. Bref, il ne reste plus qu’à attendre la version en français, ainsi que le support de l’iPhone…

Sharing is caring!