La voix des morts

Deuxième volet de la trilogie Ender. On prend les mêmes et on recommence? Pas du tout. Cet épisode là se situe … 30 siècles plus tard. Ender, grâce aux effets de bord des voyages interstellaires à une vitesse proche de celle de la lumière, se retrouve trentenaire, sous une nouvelle identité: Porte-Parole des morts. Il fait l’éloge funèbre de personnes décédées aux quatre coins de l’univers. Ca tombe bien, justement, deux xénobiologistes (des biologistes spécialistes de l’étude des extra-terrestres) viennent de décéder sur Lusitania, et on l’appelle pour faire l’éloge d’un d’entre eux. Nouveau saut dans le temps et…

voix des mortsEt Ender se retrouve embarqué dans une sombre histoire de famille, dans une petite colonie catholique enclavée sur une planète peuplée de Piggies, petites créatures dotées de la parole, mais aux moeurs insondables. Je n’en dit pas plus, ce livre est aussi riche que le précédent, et pose avec intérêt le problème des échanges entre l’humanité et les organismes vivants que celle-ci pourrait rencontrer durant l’exploration de planètes habitables.

La hiérarchie de l’exclusion est particulièrement intrigante. Entre Utlänning (même espèce, même planète), Framling (même espèce, planète différente), Ramen (autre espèce paisible), et Varelse (autre espèce, agressive), les problèmes ne sont pas simples à régler. Et on se dit que l’espèce humaine n’est vraiment pas prête à affronter ce type de débats à court terme, c’est à dire d’ici un ou deux millénaires, un rien de temps à l’échelle de l’humanité…

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