La stratégie Ender

J’adore lire les livres recommandés par les auteurs d’ouvrages que j’ai appréciés. Cela colle parfatiement avec mon approche de la sérendipité si chère à Henri Kaufman. Aussi, quand dans son livre Captivology, Ben Parr évoque l’intérêt qu’il avait porté, dans sa jeunesse, à un livre de science-fiction au titre étrange: La stratégie Ender. Je n’en avais jamais entendu parler, et bien que n’étant pas un grand expert de ce type de littérature, j’étais surpris du fait que Ben Parr en parle comme d’un chef d’oeuvre de la SF. Pire que cela, en évoquant le sujet sur Facebook, j’appris même qu’une adaptation au cinéma était sortie fin 2013: je ne l’avais même pas remarqué. Bref, tout ce qu’il fallait pour aiguiser ma curiosité. J’ai donc fait l’acquisition des trois tomes de cette trilogie.

la strategie enderJe n’ai pas été déçu par le premier tome, que je viens de dévorer en quelques heures. Malgré une traduction désastreuse et vraiment pas à la hauteur du récit, le texte d’Orson Scott Card vaut le détour. L’histoire se situe dans un futur relativement proche, dans un siècle tout un plus. L’humanité a déjà repoussé deux tentatives d’invasion par un peuple extra-terrestre, les doryphores, et s’attend à subir la troisième, qui signera probablement la fin de l’humanité, tant ces êtres semblent capables de s’adapter aux armes qu’on leur oppose. Pour combattre, les autorités militaires ont l’idée de sélectionner un enfant qui suivra un entraînement militaire inhumain, en compagnie d’autres jeunes enfants, afin de développer en lui les qualités d’un guerrier hors norme, et d’un commandant en chef suffisamment ingénieux pour parer aux techniques de combat coordonné qui caractérisent ces insectes venus de l’espace.

Je ne vous en dit pas plus. Ne cédez pas non plus à la tentation de voir le film avant d’arriver au terme du premier tome. Le récit est captivant, et la société de l’information imaginée par son auteur il y a trente ans n’est pas sans rappeler celui dans lequel nous évoluons. Vraiment, il faut lire La stratégie Ender.

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