Disclosure Day
Les films de Spielberg se suivent et ne se ressemblent pas. Quel rapport y a-t-il entre The Fabelmans, l’adaptation de West Side Story ou Ready Player One ? Moi je n’en vois qu’un seul, et de taille : Spielberg sait raconter des histoires à la perfection. Qu’il s’agisse de science-fiction, d’aventures ou de récits plus ou moins historiques, les films réalisés par ce cinéaste de génie savent toucher l’imagination de leurs spectateurs et déclencher les stimuli émotionnels qui nous emplissent de souvenirs. C’est cela, le talent.
Alors quand j’ai vu la bande annonce d’un nouveau film de science-fiction de Steven Spielberg touchant à la vie extra-terrestre, après Rencontres du 3e type, E.T. ou La guerre des mondes, vous pouvez imaginer mon excitation et mon empressement à aller le voir en salle, plutôt quand sur un écran de télévision. Chose faite dès hier soir.
Le résultat est à la hauteur : un film de science-fiction qui fait la part belle non aux effets spéciaux, limités au strict minimum et à des séquences d’action comme toujours aussi spectaculaires (la scène du garage ou celle du train sont de petits chefs d’oeuvre…) plutôt qu’à des ballets de méchants vaisseaux bourrés d’aliens patibulaires venus en découdre avec des jets américains pilotés par d’anciens pilotes de chasse à la retraite ou des savants incompris. Independence day peut vraiment aller se cacher…
Car au-delà du thème de la rencontre extra-terrestre, Disclosure day est avant tout un film d’aventures, un road movie où un lanceur d’alerte est poursuivi par le FBI pour avoir volé un secret dissimulé par le complexe militaro-industriel américain : des extra-terrestres seraient déjà venus nous rendre visite depuis plusieurs décennies – depuis 79 ans plus exactement, l’âge exact de Spielberg (à peine plus jeune que Donald Trump…) – et le traitement qu’on leur inflige n’est pas digne de notre humanité.
Il y a quelque chose de messianique dans ce film, et je ne peux en dévoiler l’intrigue au-delà de ce que j’ai déjà évoqué. La seule chose que je puisse en dire, c’est que c’est du pur Spielberg, avec des scènes qui rappellent certains films de science-fiction mais aussi des clins d’oeil à d’autres oeuvres, comme Indiana Jones ou Duel. Bref, deux heures trente de grand cinéma…
Hervé Kabla, CTO de Cymon, ancien patron d’agence de comm’, consultant très digital et cofondateur de la série des livres expliqués à mon boss.
Crédits photo : Yann Gourvennec















