Allez Apple, encore un petit effort…

Les produits Apple sont parfaits pour les tâches compliquées, mais parfois très limités au niveau des fonctionnalités de base...

Utilisateur quotidien de téléphones et d’ordinateurs conçus par Apple depuis plus de quinze ans, je porte un regard parfois désabusé sur ces produits haut de gamme, que l’on paie relativement cher et dont on est en droit d’attendre un exceptionnel niveau de qualité. Ce n’est pourtant pas toujours le cas, et certaines fonctionnalités qu’on pourrait considérer comme des fonctionnalités de base semblent absentes ou ignorées des équipes d’Apple.

Euh rien…

Je ne parle pas ici d’IA : on sait très bien que Siri est d’une pauvreté extrême, qu’il na pas été conçu chez Apple (mais par Luc Julia), et que son remplaçant n’est pas prêt de voir le jour, Apple ayant décidé de faire appel à des prestataires externes (Google ou OpenAI) pour fournir une couche d’IA branchée derrière Siri – rassurez vous chers lecteurs situés en France ou en Europe, vous ne bénéficiez pas de ces extraordinaires avancées technologiques réservées aux clients américains…

Non, je veux parler ici de fonctionnalités qui concernent l’interface graphique des ordinateurs Apple, ce sur quoi Apple a construit sa réputation il y a presque quarante ans. Ah, je me souviens encore de l’émotion qui nous prenait au moment d’ouvrir une fenêtre, de la faire glisser ou de la réduire à une icône. Cette période faste est révolue, il y a bien longtemps, et de nos jours, tous les utilisateurs d’ordinateurs disposent d’outils permettant d’organiser leurs écrans en fenêtres, pour lire leurs mails, naviguer sur Internet, coder, jouer ou chatter avec un LLM.

De mon temps, comme disent les vieux, on se contentait d’un seul écran pour afficher plusieurs fenêtres. Mais cette époque là est elle aussi révolue. La mode est au « multi écran », je crois qu’on appelle cela Mission Control sur les Mac. Soit qu’on branche un – ou plusieurs – écran externe à son ordinateur portable. Soit qu’on crée des écrans virtuels, pour voir organiser sa vie numérique en fonction des différente tâches qu’on est en mesure de suivre, en parallèle. Voici un exemple, tiré de la vraie vie, représentant les écrans virtuels depuis mon moniteur externe.

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C’est sympa, ca permet d’ouvrir des dizaines d’application en parallèle, pour peut qu’on dispose de suffisamment de mémoire pour gérer tout cela – il faut bien que ces données soient stockées quelque part. Rien à dire, bravo Apple, bravo Microsoft et bravo Linux, qui offrent tous ce type de fonctionnalité.

Là où ça se corse, c’est quand on débranche son moniteur externe, ou quand on change de moniteur externe, par exemple entre un lieu de travail et la maison. On peut très bien utiliser un écran DELL récent avec une résolution de dingue au travail, et un vieux Samsung un peu pourri mais qui fait le boulot à la maison (ou l’inverse, c’est selon…).

Qu’advient-il alors de nos écrans virtuels ?

Et bien, c’est un véritable enfer. On serait en droit d’espérer que les tailles des fenêtres et l’organisation des écrans entre le moniteur externe et l’écran du portable soient conservées d’un environnement à l’autre. Ce n’est hélas pas le cas avec Apple. Il m’arrive ainsi, souvent, de distribuer les fenêtres d’une manière qui me plaise, de me déconnecter pour aller suivre le match de foot de la soirée avec mon portable sur les genoux, puis de me reconnecter à mon moniteur externe, et de constater les dégâts : les écrans virtuels ont changé d’emplacement, et certaines fenêtres (surtout celles des shell Unix) ont changé d’emplacement ou de taille.

C’est franchement agaçant. Au prix auquel on paie un Macbook, on est en droit d’espérer une gestion cohérente de son environnement de travail. Et des fenêtres qui ne changent pas de taille ou de disposition au gré des connexions.

Allez Apple, encore un petit effort…

Herve Kabla
Herve Kabla

Hervé Kabla, ex-DS, ancien CTO de start-up, ancien patron d'agence de comm', consultant très digital et cofondateur de la série des livres expliqués à mon boss.

Crédits photo : Yann Gourvennec

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