Les stress tests, Bâle III et la dette souveraine

Ouf, on est soulagés, les principales banques européennes ont passé haut la main les fameux « stress tests » imposés par la BCE, qui devrait prendre en charge la supervision de 130 établissements bancaires à partir du 4 novembre prochain. Mais les résultats de ces tests sont-ils vraiment rassurants?

BCE

Pour vous forger une idée, je vous invite à réfléchir sur ces deux sujets.

Le premier, c’est justement le fait que la supervision des établissements bancaires ne serait plus le fait des gouvernements, mais d’un organisme central, la BCE, l’institution monétaire de l’Europe. C’est une bonne chose pour les partisans d’une Europe encore plus soudée en matière de politique monétaire. Mais c’est un ennemi commun que tous les mouvements nationalistes européens ne manqueront pas de fustiger encore un peu plus, au moindre avis défavorable sur tel ou tel établissement qui ne respecterait pas, par exemple, les critères établis, comme le rappelle cet article, en absence de crise

Le second, c’est un ami qui me l’a glissé à l’oreille ce weekend, rappelant à juste titre que la france n’a jamais emprunté à des taux aussi bas. Et pour quelle raison, m’expliquait-il? Parce que Bâle III impose aux établissements bancaires de disposer de réserves de liquidité dont les paramètres sont, par ordre décroissants de critères de qualité: le cash et les titres d’état (pondérés à 100%), d’autres titres pondérés à 85%, les prêts (à 50%), les dépôts des entreprises (à 25%), les autres dépôts à 5%. Vous l’avez bien compris: la remarquable performance de nos grandes banques provient du fait qu’elles prêtent à des états dont la dette ne cesse de s’envoler.

Subprimes, vous avez dit subprimes?

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