Guerre ou paix ?

Depuis une dizaine de jours, la situation en Ukraine fait les gros titres de la presse, attire les chefs d’état européens à l’autre bout de l’Europe et occupe les pensées de millions d’individus, qui ne sauraient, pour certains d’entre eux, probablement pas très bien situer ce pays sur une carte. Alors de là à comprendre ce qui se trame derrière cette crise…

Alors l’Ukraine, c’est où ?

Il faut dire que le président russe cache bien son jeu. Donnant toutes les apparences d’une prochaine invasion, il fait durer le suspense, tel un scénariste aux commandes d’une série Netflix bien rodée. Chars amassés aux frontières, manoeuvres navales et aériennes sous prétexte d’exercices communs avec ses affidés biélorusses, images de propagande montrant le départ des troupes, cyber-attaques contre les infrastructures du pays, s’il voulait envahir son voisin, il ne s’y prendrait pas autrement.

Sauf qu’il ne l’envahit pas.

Enfin pas pour le moment.

Et d’ailleurs, a-t-il vraiment envie de l’envahir?

L’épisode ukrainien de 2014, ce qu’on a appelé la guerre du Donbass, n’état pas une invasion, mais une guerre civile, fortement influencée, il est vrai, par les partisans d’un rapprochement avec la Russie. Allez savoir ce qui se prépare pour les prochains jours…

Une chose est certaine, néanmoins. C’est que la Russie occupe de nouveau une place prépondérante dans le concert des nations. Si ce n’est chef d’orchestre, c’est au moins premier violon. Après avoir défendu et préservé son allié en Syrie face à l’éphémère Daesh, après avoir établi une présence militaire non officielle en Afrique par l’intermédiaire de cette milice privée appelée Wagner, la Russie montre qu’elle est une des trois grandes puissances avec lesquelles il faut compter. Qu’elle sait faire pression, dissimuler, orienter, manoeuvrer, afin de parvenir à ses fins. Bref, elle démontre un art dont on a l’impression que les grandes puissances occidentales, empêtrées dans les changements de leadership inhérents hélas à tout régime démocratique, sont désormais dépourvues.

Sale temps pour les colombes.

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