Freebox V6 / Freebox Revolution : le design et la galère

La Freebox V6 est une révolution. C’est vrai, installer la nouvelle version du boîtier Free ressemble par de trop nombreux aspects à une révolution: de belles promesses au début, une vraie galère pendant le déroulement des opérations, et de vraies interrogations du style « c’était mieux avant » peu après…

Le grand déballage

La Freebox V6 arrive dans une immense boîte blanche, qui contient elle-même quatre boîtes blanches: une pour le Freebox Server (le boitier d’accès ADSL), une pour le Freebox Player (qu’on branche à la télévision), une pour les Free-plugs (boîtiers de raccordement électrique) et une dernière pour la télécommande des jeux.

Les boîtiers Freebox V6 sont beaux, il n’y a rien à dire, merci Mr Starck. Noirs, ils tiennent dans plusieurs positions, verticalement ou horizontalement). Un texte abracadabrant est gravé sur le dessus. Les boîtiers s’intègrent parfaitement dans un décor noir, type meuble IKEA ou à côté d’un écran plat SAMSUNG.

L’installation, simple et complexe à la fois

L’installation est supposée être relativement simple: on branche les bons cables (tous noirs, toujours très design Mr Starck, hein?), et tout fonctionne du premier coup. Au bureau, le branchement du Freebox Server avait respecté ces règles. Mais à la maison, ce n’est pas la même histoire… Une fois le boîtier d’accès à Internet, rien ne s’est passé: cinq diodes vertes se sont allumées (4 flèches et un cercle) mais je ne vois nullement apparaître les fameuses étapes censées se succéder, ni l’heure qui s’affiche élégamment en surimpression sur la façade.

Pourtant, le boîtier fonctionne: le téléphone marche parfaitement une fois raccordé, l’accès Internet et le WiFi également, sur plusieurs postes (la configuration du routeur a été conservée du boîtier HD à la V6): qu’à cela ne tienne, je poursuit l’installation avec le boîtier du Freebox Player.

Là aussi, désillusion: j’ai beau brancher le boîtier convenablement (alimentation, Free Plug, cable HDMI), je tombe sur un écran qui me dit que le Player cherche à accéder au serveur…. Apparemment, le problème proviendrait des boîtiers Freeplug, dont la diode reste indéfiniment rouge. Ils sont pourtant connectés à la même prise multiple que les Freeplugs employés pour le boîtier HD… Allons bon, pas de télé ce soir? Privé de Ruquier? Non, bien sûr, je sors le cable (noir) de connexion réseau, pour relier les deux boîtiers: Hallelouyah!

Le Freebox Player télécharge ensuite son firmware depuis le Freebox Server (qui fonctionne donc correctement, même si l’heure ne s’affiche pas), et enfin, j’accès à la séquence de configuration de l’écran télévision, qui va me permettre de régler l’affichage sur le 16/9. Il faut donc déballer la télécommande, très design (mais pas noire, grise…). L’appareillement se réalise sans peine, et après quelques interactions supplémentaires, c’est bon, j’accède aux chaînes de télévision, Ruquier peut faire le malin…

Au final, l’installation m’a pris une bonne heure, entre les branchements successifs des différents boîtiers qui ne se reconnaissent pas, et le non affichage de l’heure. Il ne reste plus qu’à profiter des nouvelle fonctionnalités. Les voici passées en revue.

Les fonctionnalités marquantes

Le zapping: assez déconcertant. On garde le mode de navigation avec des touches +/-, mais on accède également, via le bouton OK, à une liste de chaînes qui rappelle le mode d’affichage de l’application Multiposte pour iPhone / iPad. Mais le plus étrange, c’est le mode PIP intégré à cette navigation de chaîne en chaîne. Le PIP, c’est ce qui a toujours manqué à la Freebox HD, et on est content de l’avoir ici. Sauf qu’intégré de la sorte, c’est assez peu intuitif…

Le mode magnétoscope: c’est l’un des atouts de la Freebox, le magnétoscope intégré, qui permet d’enregistrer soir sur le disque dur du boîtier (40Go sur HD) soir sur un disque dur externe branché par port USB. On préserve ce mode de fonctionnement, sauf que le boîtier intégré fait 250Go (ouf, on va pouvoir mettre plus d’enregistrements). C’est un avantage. Mais malheureusement, on a perdu au passage l’excellent Guide TV que proposait la Freebox HD: désormais, on passe par le même mode de navigation que pour la fonctionnalité PIP, et en jouant sur les flèches, on affiche les programmes du jour choisi, éventuellement filtrés par genre… Inutile de vous dire que c’est totalement inutilisable.

La navigation sur le web: la Freebox Revolution propose un navigateur Web intégré, avec un mode de navigation très surprenant: le curseur de la souris suit les mouvements de la télécommande! La touche bleue fait apparaître un clavier pour saisir les URL (en pointant sur les touches du clavier), la touche verte permet de gérer les favoris. Pour moi, cela relève plus du gagdet, mais on verra si par la suite il ne sera pas possible de connecter un boîtier sans fil…

Configuration et système: tout comme pour le boîtier HD, on dispose d’informations sur l’état du Player. A noter l’apparition d’informations sur la température du boîtier (on se souvient qu’en raison d’une température excessive, il était parfois impossible de le laisser allongé…)

Vidéos, photos, musiques: le Freebox a vocation à devenir un media center. Je n’utilise pas trop ces fonctionnalités là, mais sachez qu’elles sont présentes.

Voilà, au final, après une installation assez galère, la Freebox Revolution marche, mais ne présente pas de réel changement. Les Freeplugs ne fonctionnent pas normalement, l’heure n’apparaît plus. bref, peu mieux faire…

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