Éloge de la QVT

La QVT, vous connaisse ? Non ? Derrière ces trois lettres se cache une expression devenue un leitmotive: la Qualité de Vie au Travail: ne me demandez plus pour qui je travaille, mais pourquoi je travaille. La qualité de vie sur le lieu de travail n’est plus une composante secondaire, mais devient un enjeu à part entière. Et ça tombe bien, chez Else & Bang, c’est un sujet qui me tient particulièrement à coeur.

C’est la raison pour laquelle je me suis retrouvé, hier midi, invité avec les dirigeants de trois autres sociétés – Toucan Toco, Groupe ATF et Blue Group – par Malakoff Médéric et BFM Business pour expliquer comment nous prenions le sujet de la QVTà coeur, et quels étaient les bénéfices que nous en tirions. Avec, à la clef, la possibilité de sortir vainqueur de cette finale à quatre à l’issue d’une sélection par un jury spécifiquement composé pour l’occasion. Le tout faisant partie d’un plan de comm très bien ficelé à l’occasion de la sortie de la 10e étude sur la santé au travail, réalisée pour Malakoff Médéric (voir la synthèse ici).

Malgré une très belle prestation (au dire des invités à ma table), je n’ai pas pu faire face au talent et à la dimension sociétale extraordinaire portée par Groupe ATF. Cette société, qui recycle et reconditionne des ordinateurs dépassés pour les remettre en vente, emploie près de 60% de travailleurs souffrant d’un handicap. Sans que cela ne pénalise nullement sa croissance et sa profitabilité. Chapeau bas. Ni avec Blue Group qui recrute d’anciens pensionnaires d’établissements pénitentiaires pour les réintégrer sur le marché du travail. Avec brio et réussite.

Vous imaginez bien que malgré tout l’affect qu’on peut porter envers Snap (notre chat), la mise en place du télétravail, la flexibilité des horaires ou l’autonomie donnée aux collaborateurs sur des choix critiques pour l’agence, Else & Bang ne pouvait pas lutter. Mais au moins cela m’a-t-il permis de faire passer quelques messages auprès d’une salle tout à l’écoute.

Alors c’est quoi la QVT? C’est simplement, au moment de prendre des décisions qui touchent le quotidien des équipes, penser à se mettre à la place des collaborateurs et penser différemment. Cette double appréciation de chacun des gestes et des engagements, permet au chef d’entreprise d’éviter de commettre certaines erreurs, et de trouver les leviers d’un meilleur épanouissement sur le lieu de travail. Ce n’est pas facile à faire tous les jours, et cela n’empêche pas certaines erreurs d’appréciation. Mais au final, je pense que c’est le principe essentiel, celui duquel découlent toutes les autres décisions, des plus désuètes (le baby-foot ou la table de ping-pong) aux plus lourdes (comme l’accompagnement de salariés pendant des moments difficiles).

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