La malédiction du PSG

Une fois encore le PSG échoue dans sa quête du graal. Une fois encore, un club espagnol a barré la route au club parisien. Une fois encore, Paris a manqué de réalisme (c’est le cas de le dire). Et une fois encore, comme des veaux, nous avons cru que c’était possible, avant de subir une cruelle désillusion.

Car il faut se rendre à l’évidence: le leader du championnat français de football de première division n’a pas le niveau d’un club de deuxième division espagnol. Je veux bien croire que le Real sait se surpasser les soirs de grand match, mais enfin, rien n’empêche son adversaire de se surpasser, lui aussi. Cela faisait même partie du contrat implicite entre le PSG et ses supporters.

Or qu’avons-nous vu?

  • des joueurs parisiens d’une lenteur affolante, incapables de mettre le feu dans la défense madrilène. Jouer à la baballe contre Angers ça peut passer, mais en 8e en Champion’s league, c’est de l’inconscience.
  • des joueurs parisiens qui se retrouvaient entourés de deux ou trois adversaires dès qu’ils avaient le ballon
  • des joueurs parisiens incapables de lever les yeux au moment de la passe décisive, tel Mbappe qui joue perso au lieu de passer à Cavani en première mi-temps
  • des joueurs parisiens, enfin, qui n’étaient pas dans leur match

Quand on se souvient du budget investi cette année dans le recrutement, quand on se souvient des débuts en fanfaronnade de la MCN (Mbappe / Cavani / Neymar), quand on se souvient des projets ambitieux des propriétaires du club, on se dit que vraiment, la montagne a accouché d’une souris.

Décidément, le PSG est un grand club de foot de dimension nationale. Dans l’histoire du foot européen, malheureusement, sa trace sera probablement moindre que celle d’un club comme Malmö ou le Borussia Mönchengladbach. Comme le dit mon pote Bertrand dans son style inimitable…

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A propos de Herve Kabla

Hervé Kabla, président de Else & Bang, cofondateur de The Daily Finance et de la série des livres expliqués à mon boss avec Yann Gourvennec.

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