Masques et bergamasques

Je n’ai jamais aimé la nuit des étoiles filantes, pour la simple et bonne raison… que je n’ai jamais réussi à en observer. Et en ce début de soirée du 12 août 2020, j’ai bien eu peur d’être une nouvelle fois déçu. Car les étoiles filantes du PSG, Neymar, M’Bappé et Choupo Moting, ont bien failli tomber dans le piège posé par l’étonnante équipe de l’Atalanta de Bergame. Bien que dominateurs, les joueurs parisiens se sont faits cueillir à froid, en encaissant un superbe but, sur une erreur de marquage.

On distingue bien Neymar sur la droite et M’Bappé à gauche.

Comme toute nuit des étoiles filantes, cette nuit a donc débuté par une attente anxieuse. Les verrai-je ? Ne les verrai-je point, ces étoiles filantes du PSG ? Cette il y eut quelques fulgurances. Quelques petits ponts. Mais c’était plutôt des étoiles qui filaient un mauvais coton. Et quand le gardien parisien, Caylor Navas, se mit à se plaindre et demanda à sortir, j’ai bien crû qu’une fois encore, la déception serait au rendez-vous. Des étoiles, oui, Filantes, non.

Quel étrange rendez-vous, d’ailleurs. Dans un stade de Lisbonne vide, à huis clos pour cause de Covid19, ce premier quart de finale de l’édition 2020 la Champion’s League ressemblait furieusement à un jeu vidéo, avec ses matchs à élimination directe, ces faux élans de supporters et jusqu’aux sifflets et hurlements lors de la sortie des joueurs. Cachés derrière un masque au couleur du club, les remplaçants des deux clubs faisaient plus penser à des joueurs de football américain qu’à des stars du ballon rond.

Masques et Bergamasques, c’était bien cela.

Masques sur le banc, bergamasques sur le terrain. La musique de Gabriel Fauré était presque au rendez-vous, légère et pastorale mais frustrante comme une nuit d’étoiles filantes, des Perséides qui avaient bien du mal à percer.

C’est alors que vint la délivrance.

À la 90ème minute, puis à la 93ème.

Grrrr, Rrrrrr…

Le club parisien accède enfin à sa première demi-finale depuis l’avènement de la Champion’s League. Et depuis l’ère des propriétaires Qataris. Après avoir buté en quart ou en huitième, chaque année, depuis trois ans. Neymar va peut-être bien pouvoir jouer sa finale aux couleurs du PSG.

Et qui sait…

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