Survivre

Loïc Pillois et Guilhem Nayral mériteraient un prix. Non pas le prix de l’insouciance, ou du risque inconsidéré. Non, un genre de prix pour récompenser les aventuriers à la Alain Bombard ou à la Christophe Collomb. Car passer plus de cinquante jours dans la jungle, avec seulement dix jours de vivre, sans GPS ni téléphone satellitaire, et s’en sortir presque indemne, c’est un exploit. Bien sûr, il faut accepter de goûter quelques larves, apprécier la chair de la mygale, et disposer d’un moral d’acier. Il faut, surtout, être capable de ne pas désespérer après plus de cinq semaines, et rester suffisamment sain d’esprit pour envisager de scinder le groupe, pour que l’un aille chercher les secours tandis que l’autre, trop affaibli, attend son retour.

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