Steve Jobs

Steve Jobs nous a quittés cette semaine. Comme Henry Ford, Marcel Dassault, et quelques autres, il fait partie de ces entrepreneurs qui auront profondément changé le monde qu’ils ont connu. Fils adoptif d’une famille d’enseignants américains (au fait, son père biologique est … Syrien), Steve Jobs incarne le rêve américain au passage du 20e au 21e siècle. Petite rétrospective de 30 ans ou presque de Jobsmania.

Chacun d’entre nous conservera une image différente de ce personnage fabuleux, et de son histoire, qui pour moi comporte cinq actes:

  1. Les premiers succès: la création d’Apple avec Wozniak, première société à faire du business sur le secteur de l’informatique individuelle, avec quelques succès comme l’Apple II et le Macintosh, et quelques échecs aussi comme Lisa. (j’ai fait mes premiers pas en Lisp sur un Mac en 1985. Une pure merveille)
  2. L’échec d’Apple, qui conduit à son éjection de l’entreprise qu’il a créée, et son remplacement par John Sculley. Libéré d’Apple, Jobs aura le temps de lancer une station de travail extraordinaire (NeXT) et de créer Pixar.
  3. Le retour chez Apple, suite au rachat de NeXT en 1996, ce qui lui permet de reprendre la tête de l’entreprise, de sabrer les produits immatures (comme le pourtant étonnant Newton) et de redynamiser la gamme du Mac, avec l’iMac et ses coques colorées.
  4. L’entrée dans l’univers de la musique avec l’iPod. Cher, révolutionnaire, il permet à Apple de s’imposer comme un acteur incontournable de la musique digitale, au grand dam des majors, qui devront faire avec les règles imposées par Apple.
  5. L’arrivée flamboyante dans l’univers de la téléphonie, avec plusieurs générations d’iPhone et la production de tablettes numériques en grandes séries. Là aussi, un succès planétaire.
A sa mort, Steve Jobs laisse Apple dans une situation paradoxale: une entreprise riche, une des premières capitalisations en bourse, une chaîne logistique incroyable efficace tant en amont qu’en aval, et pourtant, plein de doutes sur ce que sera l’après Steve Jobs.
Outre cette histoire digne des plus beaux romans américains – qui en fera une adaptation au cinéma d’après vous? Spielberg? – Jobs laisse un très beau discours, que je vous invite à écouter si vous ne l’avez jamais fait.

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