Solal Bouloudnine

Étant tombés sur une critique assez élogieuse de Solal Bouloudnine, mon épouse et moi avons décidé d’aller voir ce comédien un peu sorti de nulle part, dont le nom fait plus penser à un comédien de stand-up et le nom évoque des lectures anciennes, de personnages étonnants ayant vécu entre Salonique et la France. Quel est donc le résultat d’une telle alchimie, me disais-je ?

Le résultat, c’est une sorte d’introspection tragi-comique d’une heure trente, intitulée « Seras tu-là ? ». Disons le franchement : je ne suis pas mort de rire. Ce n’est ni gras, ni graveleux, ni franchement à mourir de rire. Mais c’est suffisamment étrange pour qu’on s’attache au personnage.

Avec Michel Berger au centre de cette histoire…

Né en 1985, Solal Bouloudnine a, en effet, eu la chance, ou le malheur, d’habiter à proximité de la villa où Michel Berger est mort d’une crise cardiaque, en août 1982. D’où une obsession de la mort et de la finitude. Né dans une famille de médecins, un tel pedigree aurait pu aboutir à un bon cardiologue. Mais non, le résultat est bien différent.

Alternant entre différents personnages remarquablement incarnés (notamment un rabbin hors norme), il livre un spectacle à la fois tendre et cruel .Qui ne laisse pas indifférent.

Surtout au milieu.

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