Arcom, Farès !

Vous êtes peut-être passés à côté de cette information capitale, mais une nouvelle autorité de régulation es née. Son petit nom ? ARCOM, pour : Autorité de Régulation des Communications audiovisuelles et numériques. Sa mission? Succéder à deux instances dont la mission n’a de secrets pour personne : le CSA, qui lui même avait succédé à la HOTOTO, la Haute Autorité de l’Audiovisuel, créée du temps de Tonton, et la non moins célèbre Hadopi, née pour lutter contre le piratage numérique, et dont on se demande, de nos jours, à quoi elle peut encore servir…

Et pourquoi ce joli nom? Après tout, les initiales sont A-R-C-A-N. Ce qui aurait donné comme nouveau nom : ARCAN. Que d’aucuns auraient sans doute prononcé « Arcane », pour évoquer le côté secret de ce type d’institution, où tout se décide mezzo vocce. Cela aurait aussi pu évoquer une série Netflix sur les jeux vidéo. Bref, trop tendancieux, trop glissant.

Exit ARCAN.

Que restait-il ?

Un petit malin s’est probablement décidé à proposer un diminutif, en ne reprenant que les trois premiers mots. Mais cela donnait ARC. Et L’ARC, dans la tête des gens, c’est l’Association de Recherche contre le Cancer, un bidule dont le projet est noble, mais qui défraya la chronique il y a une trentaine d’années suite aux abus de son ancien président.
Exit ARC.

Que faire ? Le temps presse, les décrets sont prêts à sortir, les présidents des deux associations qui préexistaient à cette autorité sont d’accord pour les prochaines grandes décisions. Que faire ?

C’est alors qu’un gars, au fond de la salle, a eu une idée de génie. Pour un bidule de l’audiovisuel, il faut un nom qui claque, et qui évoque, à tous, aux grands comme aux petits, la référence majeure de l’audiovisuel français : Rabbi Jacob.

Arcom.

Prononcez le terme à voix haute, un peu rapidement, vous vous entendrez dire : ARKOUM !

Et il y aura bien un petit malin, qui derrière vous, répondra :

ARKOUM FARES.

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