Paul Quiles

Personnalité majeure du Parti socialiste dans les années 80, ancien ministre, Paul Quilès s’est éteint cette semaine. De lui, je garde le souvenir d’une intervention à l’École polytechnique qui ne m’avait pas particulièrement passionné. Ce devait être en 85 ou en 86, alors qu’il était devenu ministre de la Défense, après la démission de Charles Hernu suite à l’affaire du Rainbow Warrior.

Quelques années plus tard, mon parcours m’amenait à « croiser » de nouveau Paul Quilès, cette fois en tant que ministre des Postes et des Télécommunications comme on disait à l’époque, alors que j’étais étudiant à Télécom Paris. C’est à cette période que fut menée une réforme importante de ce secteur, qui aboutit à la création de deux entreprises distinctes, autrefois liées au sein d’une même organisation : La Poste et France Telecom, devenue Orange par la suite.

Je garde le souvenir d’une personnalité intègre et froide, un de ces hommes politiques sérieux. Il détonnait, par rapport à d’autres figures des années Mitterrand, comme Michel Charasse ou Gaston Deferre. Peut-être le fruit de son éducation militaire ?

De cette image de type froid et cassant, Paul Quilès avait essayé de se démarquer lors d’une campagne qu’il avait mené sous les couleurs du PS pour ravir la place de maire de Paris à Jacques Chirac. Sans succès, évidemment.

Son slogan ? Quilès, tendresse.

La poésie, cela ne marche pas toujours…

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