Lancement réussi pour Media Aces

Media Aces France tenait sa première assemblée générale aujourd’hui à la Dafense, au Musée de l’Informatique. J’en publie un premier bilan sur le blog de l’association, qui vise à rassembler les experts et utilisateurs professionnels des medias sociaux, au sein d’un espace de communication et d’échanges non commerciaux, destiné à tisser les liens entre pairs dans différentes entreprises, tout d’abord en France, mais à plus long terme en Europe.

Media Aces se veut – un peu – le pendant du Social Media Business Council, un organisme américain qui regroupe les acteurs professionnels des médias sociaux aux US et ailleurs, mais en se restreignant aux grands comptes, de GM à Kaiser Permanente en passant par Novartis, SAP ou Orange Business Services. C’est d’ailleurs en évoquant le manque d’une structure similaire en France et en Europe avec Yann Gourvennec, lors d’une interview sur DecideursTV, que nous avons lancé tous les deux ce projet. Projet sur lequel nous ont rejoint Paul Squires (ex E-ON) et Christophe Langlois, qui ont tous deux lancé Media Aces UK, et ne tarderont pas à communiquer les noms des premières entreprises du Royaume-Uni à rejoindre ce mouvement.

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Les entreprises et institutions ayant répondu favorablement à mon invitation. Toutes n'étaient pas présentes, mais toutes étaient intéressées

Pour ma part, je considère qu’un projet comme celui vient compléter intelligemment l’appel à projets lancé par NKM en juillet dernier, autour du Web 2.0 et du Serious Gaming. En effet, le projet gouvernemental visait à aider les entreprises à faire usage du Web 2.0 par une aide financière aux fournisseurs de technologies relevant de ce domaine: à ce titre, il ne se différencie finalement guère, si ce n’est par un ciblage « web 2.0 » spécifique, du travail déjà entrepris par OSEO depuis une quinzaine d’années, en aidant les structures R&D, et elles seules.

Le projet Media Aces, quant à lui, vise de la même manière à aider les entreprises à adopter les usages du web 2.0. Non point par le développement de technologies dont on saura à peine, après le evrsement de l’obole gouvernementale, s’ils seront viables. Mais par la mise en oeuvre des moyens actuels, déjà présents. C’est là toute la différence. Depuis longtemps, les gouvernements se succèdent et ne cherchent à aider financièrement que les structures de R&D. Nous, Media Aces, aussi petits que nous soyons, cherchons à aider toutes les entités des entreprises – RH, web, communication, marketing, ventes et même … direction générale – à tirer partide ces nouveaux usages, quelques soient les technologies Internet sous-jacentes, pourvu qu’elles soient utiles et utilisables (comme dirait Groupe Reflect). Au lieu d’investir de l’argent dans des projets de R&D peu viables, mieux vaut parfois se focaliser sur le développement d’une stratégie marketing web innovante.

Mon rêve, bien entendu, serait qu’un projet comme Media Aces soit reconnu au niveau du gouvernement ou du cabinet de NKM, et qu’il reçoive l’aide nécessaire à sa mise en oeuvre auprès du plus grand nombre d’entreprises. Comme je l’ai répondu à Olivier Creiche cet après-midi, il n’y a pas de limite de taille au nombre d’entreprises que nous visons, et si 2500 d’entre elles souhaitent s’y impliquer, ce sera tant mieux pour l’économie française.

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