Réseaux sociaux contre réseaux d’anciens: un match inégal…

Dans un récent article paru dans Les Echos, Muriel Jasor a mis le doigt sur un sujet qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps: le match entre les réseaux d’anciens et les réseaux sociaux a-t-il déjà commencé?

Une chose est claire, à mon avis: les réseaux d’anciens ont eu du mal à prendre le virage du web. Le site polytechnique.org, pourtant un des précurseurs en la matière, a n’a pas trouvé sa place simplement, au moins durant ses premières années, par rapport aux sites plus institutionels de l’Ecole. Mais il est désormais la pierre angulaire de l’Ecole sur le Net. Car si un élève passe 3 ou 4 ans sur le plateau, il en passera plus de 40 à vivre sa vie "d’ancien": la mise à sa disposition d’informations, de connexions ou de groupes qui pourraient lui être utiles durant ces quarante années est un enjeu essentiel.

Les réseaux sociaux – principalement LinkedIn et Viadeo, mais aussi Facebook… – ont très bien saisi cet enjeu. Si la création de groupes structurés autours des réseaux d’anciens est plutôt récente (un an tout au plus) et constitue plutôt une faiblesse, comparée aux sites d’anciens élèves, il ne faut pas négliger la souplesse d’utilisation qu’ils offrent, la possibilité de croiser les contacts entre écoles différentes, de créer des groupes locaux, indépendamment de toute structure, et surtout l’absence de contrôle sur les données renseignées par les utilisateurs. De fait, si X.org revendique un peu plus de 16 000 anciens, LinkedIn parle de 20 000 anciens élèves de l’Ecole Polytechnique. Il y a comme une faille…

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