Oussama Ben Laden

Ca y est, l’emmerdeur public numéro un a rejoint le terrain de chasse de ses ancêtres. Celui à qui l’on doit des heures d’attente aux portillons de sécurité des aéroports, de ne plus pouvoir voyager en avion avec un tube de dentifrice ou de frissonner chaque fois qu’un Airbus passe au-dessus de La Défense, a enfin rejoint les 70 vierges qu’il promettait aux « martyrs » d’Al Qaida, avec l’aide inopinée de commandos héliportés américains; Comme quoi, le principe des éliminations ciblées a du bon…



Rejeton d’une riche famille saoudienne, le jeune Ben Laden n’a pas toujours été le pourfendeur de l’impérialisme américain qu’on a connu ces dernières années. Au contraire, il servit leurs intérêts dans le conflit qui opposait Russes et Afghans au détour des années 80, après l’invasion soviétique (comme quoi, le communisme aura été à la source de plus de conneries qu’on ne le croit…).

Une fois débarrassé des Russes, Ben Laden se serait retrouvé sans emploi au début des 90, et se serait vu refusé la mise sur pied d’une armée de libération du Koweit: pas cons, les américains avaient bien saisi l’opportunité de l’invasion du sieur Sadam Hussein pour prendre pied dans la péninsule arabique. Du coup, notre Oussama international en aurait conçu une haine immense à l’égard des Bush en particulier et des américains en général. On connaît la suite de l’histoire.

La fin tragique de l’homme à la sombre barbe nous aura au moins éclairé sur une des plus grandes énigmes de ce siècle, la cachette de Ben Laden: et non, Oussama Ben Laden n’était pas un aussi grand fan du troglodytisme, et ne se cachait ni dans une grotte, ni dans les montagnes afghanes, mais bien dans un ressort pour militaires retraités pakistanais.

Barack Obama est décidément  un grand joueur. Quand il disait qu’il avait des choses plus sérieuses à faire il y a quelques jours (en se moquant de Donald Trump), on sait désormais de quoi il s’agit. Avec quelques despotes et terroristes en moins en moins de trois mois, le président américain peut envisager sa réélection sur un fauteuil.

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