Maudit Real

Chaque année ou presque, vers la même époque, entre février et mars, un petit groupe de quelques milliers d’individus habitant en région parisienne connaissent le même sort, et entrent dans une douloureuse période de dépression. Oh, elle ne dure pas longtemps, mais son intensité augmente régulièrement, d’année en année. Ce petit groupe, d’hommes et de femmes de tous âges, aux professions variées, allant de la cardiologie à la livraison de repas, et souvent vêtus de vêtements d’une couleur bleu nuit, n’a pourtant rien fait de méchant ni de stupide pour mériter cela.

Mais c’est ainsi, ils sont maudits, leur destin est de connaître ce supplice absurde et douloureux.

Leur seul tort, c’est de supporter une équipe. Leur équipe. Pas n’importe laquelle. Celle au budget annuel (500 millions d’euros) supérieur à celui des quatre ou cinq autres clubs pointant aux avant-postes du championnat de France de football réunis. Celle qui joue dans un stade de 50 000 places. Celle qui recrute des joueurs aux salaires mirobolants, mais qui ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Celle où des stars s’encroûtent, au point de passer le plus clair de leur temps sur les plages ou dans les boîtes de nuit. Celle où Zlatan est arrivé comme un roi et dont il est parti comme une légende. Et celle qui s’est pourtant offert les services d’un des meilleurs joueurs français de tous les temps.

Le PSG.

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Un grand club, certes.

Mais un club maudit.

Un club qui n’est parvenu à atteindre la finale de la compétition qu’il convoite tant, qu’à une seule occasion, à la faveur d’une épidémie.

Un club qui va probablement perdre le joyau dont il était question plus haut, ce joueur atypique, capable de marquer trois buts hier, dont deux refusés pour des situations de hors-jeu dont au moins une était franchement discutable.

Un club qui s’est également offert les services de gardiens fantasques. Celui qui opérait, hier, regrettera longtemps son dribble hasardeux face à Benzema. On ne dribble pas face à un renard comme Benzema. On évacue, on nettoie, on dégage. Mais on ne fait pas le malin. Un joueur comme celui-là vous le fait payer très cher. Hier, l’addition s’élevait à trois buts. Juste ce qu’il fallait pour punir Donnarumma (7 millions d’euros annuels) et le PSG par la même occasion.

La victoire a cent pères, la défaite est orpheline, dit-on.

Hier, la défait avait plusieurs pères. La victoire n’en avait qu’un.

Et Kilian Mbappe était privé de victoire. Et cette injustice, le club parisien risque le payer en ne pouvant rien faire de pls que de voir partir la perle rare. Probablement dans le club qui l’aura puni, ce Real au réalisme absolu.

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