Make our planet great again – suite et fin ?

Il est près de 7 heures du matin. Un oiseau chante à tue-tête, au dehors. Ce n’est pas désagréable. Mais c’était simplement inimaginable il y a quelques jours. Bien sûr, chaque année, le printemps revient, et avec lui, un certain réveil de la nature. Les arbres verdissent, les fleurs s’épanouissent, les oiseaux se font la cour. Mais quelque chose me dit que cette année est différente.

Dans leurs reportages effrayants sur l’expansion du Covid-19 en Chine ou en Italie, les journalistes n’ont fait que relater les formes les plus angoissantes de la pandémie. Le confinement, les queues à l’entrée des magasins, l’économie à l’arrêt, le système médical au bord du gouffre, les hôpitaux de campagne et les files de cercueils.

Aucun n’avait pensé à parler des effets secondaires de cette crise sanitaire : le retour en force de notre planète. Certes, on nous montrait les vues depuis les satellites chargés de mesurer le niveau de pollution au-dessus des grandes villes chinoises. Moins de voitures = un ciel plus pur, soit. Mais personne ne nous parlait de ce que nous constatons désormais : une bouffée d’air pur pour un retour en force des espèces animales.

Des canards sur les périphériques, des bouquetins qui se promènent sur le bord de de mer à Eilat, un puma dans les rues de Santiago, des sangliers qui dont du tourisme au coeur de Barcelone, des oies sauvages qui font du lèche-vitrine sur les grands boulevards. Qui aurait imaginé il y a à peine 3 mois que la nature pourrait reprendre ses droits aussi rapidement ? Et que doivent penser ces animaux ? « Où est passé l’homme » ? « Les marche-sur-deux-pieds ont-ils quitté la planète » ?

Un ami me rappelait hier un texte dont je lui avait recommandé la lecture, l’hypothèse Gaïa. James Lovelock y décrit la planète Terre comme un système fermé, capable de réguler ses excès pour maintenir un équilibre permanent. Vous chauffez ici ? Ça se refroidit par là. Ce que redoutait Lovelock à l’époque de la parution de sn texte, il y a 40 ans déjà, c’est que l’espèce humaine soit capable de casser ce mécanisme.

À en croire les canards et les oies sauvages, tout serait toujours en place. Retirez l’Homme, et la nature retrouve ses droits. À croire que si on avait commencé un peu plus tôt pendant l’hiver, on aurait pu reconstituer une partie de la banquise…

Et si ce confinement n’était, comme l’imagine Christophe Faurie, qu’un chabbat offert à notre planète ?

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