Lance Armstrong, Oprah Winfrey et J.R.Ewing

L’exercice de style de ce week-end semble être l’analyse du coming-out de Lance Armstrong chez Oprah Winfrey. C’est le cas chez Christophe Lachnitt et chez Christophe Ginisty, deux excellents blogs que je lis régulièrement. Alors je n’ai pas pu m’empêcher, moi aussi, de vous livrer ma petite analyse, à l’aune de ce qu’en dit le supplément sport du Monde, ce week-end.


Vous souvenez-vous de J.R.Ewing, le héros de la série Dallas, incarné par Larry Hagman à l’écran? Cet anti-héros, personnification du mal à la télévision dans les années 80, avait une caractéristique étonnante: même dans les situations les plus difficiles, celles où ses ennemis étaient le plus à leur avantage, il se débrouillait pour manoeuvrer et inverser la situation, ou limiter les dégâts.

Il me semble bien que ce que nous a joué Lance Armstrong ici, c’est du grand J.R.Ewing. Il nous sort le grand jeu de la rédemption et du « je reconnais mes erreurs », mais dans des limites très fortement circonscrites, et rien au-delà de ce qui lui permettra de négocier une sortie honorable, lui évitant de rembourser ses sponsors, les organisateurs des compétitions cyclistes qu’il a remportées ou les partenaires qui ont investi dans sa fondation Livestrong. Armstrong est à la manoeuvre, et ceux qui ont trempé dans cette gigantesque arnaque au dopage ont intérêt à compter leurs abats: il ne se laissera pas enterrer tout seul…

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