Un Giro original : quand le tour d’Italie passe par Israel

Les grandes courses cyclistes sont prêtes à tout pour diversifier leurs parcours et attirer de nouvelles audiences. On a déjà vu le Tour de France partir du Royaume-Uni ou d’Allemagne, voici que le Tour d’Italie, le fameux Giro, part cette année … de Jerusalem. Original, non ?

Je n’ai jamais eu le sentiment qu’Israël soit un grand pays du cyclisme. Sans grand champion international à ce jour, et avec un relief assez simple, une grande plaine côtière et des montagnes peu élevées, sous un climat très chaud de mars à Octobre, ce petit pays n’offre pas une grande diversité pour les coureurs qui s’y aventurent. Et pour peu qu’on s’oriente vers les montagnes de Judée, le dénivelé a de quoi calmer les ardeurs.


Pourtant, ces trois premiers jours, répartis en un contre-la-montre à Jerusalem, puis deux étapes dont une qui traverse le désert pour finir à Eilat, semblent attirer un public enthousiaste, parfois peu discipliné et trop près des coureurs, au risque de provoquer un incident de course.


Ce départ représente un joli coup diplomatique de la part de l’État d’Israel. C’est une excellente idée de faire venir le monde du cyclisme et les télés du monde entier pour un sujet différent de celui qu’on a l’habitude de voir à l’écran, comme si la vie dans ce pays ne se résumait qu’à un conflit larvé. Pour beaucoup d’entre eux, ce sera une première fois, qui ne sera probablement pas la dernière.

Le départ s’est fait de Yad Vashem, en hommage à un champion cycliste italien disparu en 2000, Gino Bartali, reconnu comme Juste parmi les nations, pour le rôle qu’il joua, durant la seconde guerre mondiale, en soutien à un réseau de résistance dans le nord de l’Italie.

Twitter abonde depuis hiers de photos et de courtes vidéos originales, dont voici une sélection, à commencer par la gamelle de Chris Froome.

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