Faceboum

L’explosion d’une fusée Falcon 9 hier sur la pas de tir de Cap Canaveral est venue nous rappeler que rien n’est vraiment simple dans le domaine du spatial, et qu’il n’existe pas de tirs de routine. Celui-ci devait emporter, à bord de l’impressionnant lanceur (55 mètres de haut) un satellite Amos-6, de fabrication israélienne, le plus lourd jamais mis sur orbite par Space X. Et Facebook devait en être l’un de ses utilisateurs pendant quelques années, dans son projet de développement des accès internet en Afrique. Mais voilà, la fusée a explosé et le satellite est perdu.

Elon Musk, qui n’en est pas à son premier incident en matière de lanceurs spatiaux, a l’air de le prendre avec plus de philosophie que le patron de Facebook. Après le crash d’une Tesla suite à une erreur de logiciel de pilotage automatique et la mort de son conducteur il y a quelques mois, la série noire continue. On ne fait pas de technologie sans casser de joujoux…

Mark Zuckerberg, lui, exprime clairement son agacement, via Facebook.

On peut le comprendre. Perdre un bidule à 50 ou 80 millions de dollars pour sa boîte (soit 1/200e de son chiffre d’affaires), c’est comme perdre 15 à 20000 euros pour mon agence. Ca énerve.

Et comme entre patrons de sociétés technologiques on aime se taquiner, Zuckerberg rappelle qu’il n’a pas mis tous ses oeufs dans le même panier, et qu’il a aussi investi dans une technologie de drone de grande taille, assez étonnante: Aquila. Pas du tout le même type de technologie que celle développée par Space X, mais moins polluant, tout aussi ambitieux et peut-être également moins coûteux…

facebook aquila infographie

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