Comment arrêter un penalty ?

Dans un récent article du journal de l’École de Paris, Elisabeth Bourguinat évoque un passage du livre de Dubner et Levitt, Think like a freak, consacré aux « Panenka », ces fameux tirs au but où le joueur vise le centre – en général avec une balle assez molle – au lieu de tirer en force sur les côtés en visant la lucarne. Cela m’a rappelé un épisode important de ma vie, qui m’a servi à quelques reprises lors de tournois de football amateur, dans ma jeunesse.

Il s’agit d’une interview d’un gardien de but français, Pascal Olmeta si ma mémoire est bonne, sur Canal Plus avant un match de championnat. Ce brillant gardien expliquait sa recette personnelle pour arrêter un penalty. Ce qu’il expliquait, c’est que la position des bras avait une influence sur la direction du tir au but.

– Si les bras sont écartés, cela veut dire que le joueur cherche l’équilibre, et qu’il va placer sa balle vers l’extérieur du pied: tirer à sa droite avec le pied droit, tirer à sa gauche avec le pied gauche.
– Si les bras sont collés au corps, cela signifie que le joueur va tirer en force vers l’intérieur de son pied, donc à sa gauche avec le pied droit, et à sa droite avec le pied gauche.

Il ne reste plus au gardien qu’à faire la transposition:
– le joueur tire à sa gauche, je plonge à droite
– le joueur tire à sa droite, je plonge à gauche

J’ai pu mettre la recette d’Olmeta en application à quelques reprises, lors de matches de tournois, sur des terrains de handball (donc pas de véritables cages où il faut plonger): ça a marché à chaque fois (en arrêtant la balle avec le pied). Et dans de pareilles occasion, arrêter un péno, c’est presque aussi valorisant que marquer un but à l’adversaire…

Note: un article de Passeur de sciences illustre également le même type de technique, en regardant les hanches du tireur.

NB: Suite à plusieurs commentaires qu’a suscités le partage de cet article sur Facebook, je me dois de partager cette vidéo d’un formidable arrêt du gardien du FC Nantes Mickael Landreau face à l’attaquant vedette de l’époque au PSG, Ronaldinho. Celui-ci relève plus des techniques d’analyse comportementale que d’une étude du mouvement et de la mécanique du corps humain…

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