All is lost

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C’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme.

Et lorsque la mer prend l’homme au cinéma, en général, l’homme passe un mauvais quart d’heure. Des Dents de la mer à L’aventure du Poseidon, les histoires de mer tournent rarement à l’avantage de l’élément humain. Pour ne rien gâcher du plaisir de ce film, je ne vous raconterai donc pas l’issue de ce film magnifique, qui nous conte pendant une heure et demie les efforts dispensés par un vieux plaisancier à la dérive dans l’Océan Indien.


Il faut dire, cependant, que loin d’être une victime sans défense des éléments déchaînés contre lui, notre bonhomme a une certaine expérience de la navigation solitaire. Sa préparation semble très aboutie. On a rarement vu un personnage manier aussi bien les divers accessoires de survie à sa disposition: ancre flottante, canot de survie, fumigène, un vrai pro! Même son colmatage de fortune tient pendant la moitié du film.

N’allez pas croire pour autant que ce film soit ridicule ou grandiloquent. Ce one man show sans longueur – une prouesse – est une école de la patience, de l’intelligence, de la préparation. Robert Redford y joue l’un de ses meilleurs rôles, sans forcer, ce qui est assez rare chez lui. Et contrairement à Gravity, qui joue par moment avec les règles de la physique, All is lost est un film au réalisme étonnant au cinéma: les rares requins qu’on y croise sont bien moins menaçants que les nuages et la pluie. Bref, All is lost mérite le détour.

Pour le prochain épisode du match « espèce humaine »contre « flots déchaînés », rendez-vous le 1er janvier prochain, avec la sortie de L’Arche de Noé. Il faut dire que pour ce match là, Noé aura un allié de poids du côté divin…

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