Un #Jeudigital spécial agriculture

Le #Jeudigital, c’est un concept lancé par le secrétariat à l’économie numérique, et qui vise à la promotion des status françaises – la « frenchtech » – auprès des ministères. Chaque mois, le Jeudigital a lieu dans un ministère différent et permet à six start-ups de présenter leurs produits et services innovants devant des investisseurs, des grands comptes et des acheteurs publics. Si votre startup remplit les conditions (moins de 5 ans d’existence, produit ou service innovant en B2B ou B2C, et déjà quelques revenus), vous pouvez poser votre candidature pour une prochaine édition…

Et ce mardi (oui, le #Jeudigital peu tomber n’importe quel jour de la semaine…), c’est à un #Jeudigital spécial Agriculture que j’étais convié, par l’intermédiaire d’Hervé Pillaud.

Introduction de Stephane Le Foll

Le numérique n’est pas son dada, mais le sujet de l’innovation l’intéresse. Des mutations sont en cours dans l’agriculture. Des enjeux liés à des mutations aux niveaux des équipements et des services. L’aide à la gestion, à la distribution, à l’économie, tous ces sujets bénéficieront d’une collaboration accrue entre les deux ministères, celui de l’agriculture et du numérique.

La donnée numérique du jour: 86% des agriculteurs font leur déclaration d’impôts via la plateforme numérique.

Le défilé des startups

Souvent, et paradoxalement, le grand public découvre l’agriculture sous l’angle du terroir, et non sous l’angle de l’innovation. Les défis de ce secteur sont pourtant nombreux: alimentaire, environnemental, énergétique, territoriale.

Weenat

70% des ressources en eau sont utilisées par les agriculteurs. L’eau est donc un problème fondamental pour la secteur. Par ailleurs, le partage des données et la recherche commune du rendement et de la qualité sont essentiels.

Weenat vise à répondre à l’amélioration des pratiques agricoles, et à rendre la technologie accessible à tous, via des alertes et des aides à la décision en temps réel, pour optimiser les interventions, pour l’irrigation, dans une meilleure gestion du risque sanitaire et climatique.

Comment, Via des capteurs, d’installation faciles, accessibles de n’importe où. C’est un marché mondial, estimé à 6 milliards de dollars à l’horizon 2022, avec une croissance de 10 à 20%, actuellement adressé par une technologie unique, les drones.

Weenat veut rendre accessible, en temps réel, à tout agriculteur dans le monde, un concept nouveau: l’agriculture de précision. Weenat cherche des fonds et des investisseurs qui partagent leur valeur.

Biopic

Le sujet de Biopic: connecter les vaches, avec une puce glissée sous la peau de l’animal, auto-alimentée. Ceci permet de prévoir l’ovulation, les troubles de santé, les vêlages, etc.

Pour cela, Biopic a mis au point la « Farm Cloud Service ». Avec les données collectées depuis les vaches vers le cloud, ils mettent à disposition de l’éleveur des informations en temps réel, via un mécanisme d’alertes.

Le dispositif est gratuit pour l’éleveur, seul l’abonnement est payant (2 euros / mois / animal). Créée en mars 2011, Biopic compte déjà 19 salariés, et cherche à se développer à l’international.

Agriconomie

Agriconomie, c’est une place de marché pour les agriculteurs et les distributeurs.

L’agriculteur est confronté à trois problématiques:
– le manque de temps
– les déplacements incessants
– les contraintes produits

Les distributeurs sont confrontés
– à un manque d’agilité
– à la difficulté de créer leur site

Derrière ce projet, il y a 3 fondateurs, tous issus du milieu agricole et avec un parcours grandes écoles (HEC, Epitech) et 16 salariés.

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Airinov

Contrairement à ce qu’on croit, l’agriculture sait innover, même sur des outils inattendus, sur des outils qui montrent leur pertinence: ici, les drones proposés par Airinov et son « Agridrone ».

Le premier prototype de drone développé par Airinov date de 2010: une aile, taillée dans une grange, par de jeunes passionnés… Il lui manquait un savoir-faire agronomique – un capteur – et après avoir discuté avec les chercheurs de l’INRA, un capteur a été développé, breveté. Il est même exporté depuis quelques mois.

Le métier d’Airinov, c’est la télédétection, mais une télédétection plus proche, plus réactive.

Miimosa

Miimosa est le premier site en France et en Europe, de financement participatif exclusivement dédié à l’agriculture et à l’alimentation.

Lancé à l’époque du mouvement des bonnets rouges, Miimosa part de plusieurs constats: problème de renouvellement des générations, fragilisation de l’agriculture française.

leur objectif: financer 1000 projets à l’horizon 2017 (7m€), avec pour partenaires les chambres d’agriculture et les syndicats agricoles dont la FNSEA. Leur modèle économique est basé sur un prélèvement de 8 à 12%. La donation moyenne, pour l’heure, est de 105€.

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WiD

WiD propose d’authentifier et tracer les vins et spiritueux. Leur concept lancé il y a trois ans, avec le scandale des Romanet-Conti contrefaits (20% des vins consommés seraient contrefaits…).

La solution est basée sur un scellé RFID-NFC, et un lecteur capable de lire à travers les caisses. Une application mobile permet d’authentifier le produit. Le marché est énorme, d’une taille comparable à celui de l’aéronautique. La société a été fondée par deux ingénieurs.

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Alkemics


Les marques, tout comme les consommateurs, se posent un tas de questions sur leurs produits. Et même les distributeurs. Mais tout le monde ne s’intéresse pas aux mêmes réponses. C’est donc pour cela qu’Alkemics a lancé sa plateforme, un portail dans lequel distributeurs et marques viennent échanger de la donnée.

Avec plus de 25 personnes, 80% d’ingénieurs R&D, Alkemics a réussi à créer cet écosystème collaboratif entre marques et distributeurs. Alkemics souhaite désormais impliquer les pouvoirs publics.

Ma Forêt


L’idée de Ma Forêt, c’est de créer le Blablacar de l’activité forestière: regrouper les parcelles de petite taille pour offrir de nouveaux débouchés. Sous-exploitation, diversification, adaptation et reboisement sont les mots-clés associés au business model de Ma Forêt.

Gérer une forêt, cela ne s’improvise pas. Mais un des paradoxes, c’est qu’en France, malgré un accroissement de la surface forestière, on continue à importer du bois, et notamment des espèces déjà présentes en France. Pourquoi? Attachement sentimental, et modèle économique déficient. Ce contre quoi cherche à lutter Ma Forêt…

Agreenstartup

Hervé Pillaud (sans son chapeau) présente le concept d’A Green Startup, un startup weekend dédié au secteur agricole, déjà mentionné sur ce blog, puisque j’étais membre du jury 2015 sur le Salon de l’Agriculture. Et grosse ovation pour Pierre Alzingre, fondateur du concours La startup est dans le pré, qui porte l’innovation technologique dans nos territoires.

Venus avec Hervé et Pierre, l’équipe de Transfarmers, déjà cité, lancé par Henri Thomazo (présent ce soir), Thomas Colin et Régis Dubourg.

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