Rahan

André Cheret, dessinateur de Rahan, est décédé. Pour les moins de 40 ans, cela ne représente pas grand chose. Mais pour ceux de ma génération, Rahan était un monument de la bande dessinée. Certes moins célèbre qu’Astérix ou que Lucky Luke. Mais Rahan, fils de Craô, également qualifié d’enfant des âges farouches, était pour beaucoup le premier contact avec une BD qui sortait des codes un peu enfantins de l’univers de Disney.

Publiées dans Pif gadget, les histoires de Rahan nous propulsaient à une époque préhistorique, où tous les personnages étaient assez laids et peu développés, à l’exception du héros, blondinet aux cheveux longs et à la musculature marquée. C’était un peu une sorte de Tarzan préhistorique. Armé de son coutelas d’ivoire – je crois bien que c’est le seul moment de mon existence où j’ai croisé le mot « coutelas », Rahan évoluait dans un univers violent, où il fallait chèrement défendre sa vie.

Plus de quarante après, j’aurai du mal à raconter le moindre récit des histoires de Rahan. Mais son nom reste à jamais gravé dans ma mémoire.

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