Moodstocks réinvente la recherche d'images pour applications mobiles

Connaissez-vous Cedric Deltheil et Denis Brule? Ce sont les deux co-créateurs de Moodstocks, certainement l’une des startups françaises les plus californiennes… Moodstocks développe un moteur de recherche d’images dont la technologie n’est peut-être pas révolutionnaire – après tout, ça fait déjà plus de 10 ans qu’EasyGlider et Look That Up se sont lancés sur ce créneau – mais dont le mode de distribution et d’utilisation est, lui, tout à fat dans l’esprit du web 2.0. Petit panorama suite à cette interview.


Moodstocks n’est pas une applciation à proprement parler, mais une brique logicielle, un composant tout simple, qui permet de construire des bibliothèques d’images en temps réel, et de lancer des requêtes pour trouver si une image proche ou identique est déjà présente en librairie. A chaque image est associé un Id unique, qui permet ensuite aux applications d’y associer des métadonnées.

Et c’est tout. Rien de plus. Un service minimal, un peu comme Twitter. Mais sacrément puissant:

  • en terme d’accès: Moodstocks propose un SDK gratuit, déjà utilisé par plus de 300 développeurs, et qui permet de démarrer son application en quelques minutes
  • en terme de pricing: un pricing au volume de données (0,10€/mois/photo et 0,10€ par requête)
  • en terme de mode d’exploitation: l’API permet de créer, supprimer, modifier et requêter, et rien d’autre, ce qui élimine toute complexité.
C’est un peu ce dont je rêvais en 2000-2001, et qui n’a finalement jamais vu le jour, peut-être en raison de la lourdeur des technologies employées (Java n’est pas PHP) et de l’inertie de l’équipe de développement…
Maintenant chers créateurs de startups, écoutez bien ce que ces deux là vous disent sur les raisons de leur succès:
  • Du community management intelligent dans les forums où se trouve leur cible
  • Un bon positionnement sur les moteurs grâce au référencement naturel (et à un site en anglais, of course…)
  • Et de la visibilité sur les bons médias en ligne (Techcrunch, Programmable web, etc)

En fait, si on réfléchit bien, Moodstocks signe tout simplement la mort des QR Code et autres Flash codes, puisqu’il n’est plus nécessaire d’intégrer un marqueur dans les objets à reconnaître. Pour l’instant, leur moteur reconnaît des objets dans leur intégralité, et sur une vue 2D, mais rien n’empêche d’envisager la 3D ou même, un jour, la reconnaissance de visages…

Voilà donc une entreprise à suivre

PS: Comme l’a si bien dit Fred Siksou sur mon Facebook ce matin, Moodstocks est à EasyGlider ce que Woodstock fut à Easy Rider. L’apogée…

Herve Kabla
Herve Kabla

Hervé Kabla, ex-DS, ancien CTO de start-up, ancien patron d'agence de comm', consultant très digital et cofondateur de la série des livres expliqués à mon boss.

Crédits photo : Yann Gourvennec

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2 commentaires

  1. Est ce si compliqué ou coûteux d’intégrer un QR Code ou
    Flashcode à un objet à reconnaître ? Sans parler de la techno NFC.

    Les gens veulent récupérer l’info de la manière la plus
    simple possible. Dans l’informatique ubiquitaire, c’est l’objet lui même qui
    est communiquant (NFC) ou qui présente son « interface »
    (Flashcodes,QRCodes). La techno de Moodstocks va à l’encontre de l’ubiquité :
    on y parle d’indexage, de base, … L’utilisateur n’est pas entouré par ces
    interfaces, mais doit lui même faire l’effort de prendre une photo de l’objet
    pour accéder à l’information le concernant… Trop fastidieux?

    Je lance le débat…

    • Non, je ne le pense pas. La mémoire humaine est visuelle, et l’objet d’un moteur image est bien d’aider cette mémoire visuelle. Les code 2D ne sont pas mémorisables (enfin, je ne le pense pas, personnellement, mais je ne demande qu’à être contredit…) et l’objet communiquant a un coût de production encore élevé

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