Les tribulations d’un breton errant

Peut-on aimer la France sans être français, l’Amérique sans être américain, ou le Brésil sans être brésilien? Evidemment, me répondrez-vous. Mais demandez autour de vous si l’on peut aimer Israël sans être israélien ou juif, et observez ces regards troublés, hésitants, ces faux-semblants, ces bonnes excuses, ces préjugés, ces discours redondants sur l’occupation israélienne, mis au ban des nations. Et pourtant, il existe quelques bonnes raisons d’apprécier ce pays même si on n’est ni juif ni israélien, c’est ce que vous apprendra ce remarquable petit roman écrit par une française non juive, aprtie vivre quelques années là-bas, au milieu des années 80.

Les tribulations d’un breton errant, c’est l’histoire d’un jeune breton, Benjamin Poullaouec, qui en a marre de sa petite vie et de sa petite famille, qui se sent à l’étroit dans son village, et qui décide de tout plaquer pour aller s’installer … en Israël, d’abord au Kibboutz, puis comme gardien de nuit d’un hôtel à Tel-Aviv. Qui s’éprend d’une jeune israélienne. Qui découvre quelques mois plus tard qu’il est bien difficile de faire apprécier Israël à celles et ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. Et redécouvrira ses racines, sur le chemin du retour vers la terre promise.

Offrez-vous ce roman, pour Noël ou à tout autre moment. C’est frais, subtil, jamais complaisant, et cela vous ouvrira les yeux sur ce pays pas comme les autres qui aimerait bien, finalement, être comme les autres.

 

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