Le Grand Bain

Des films sur la rédemption par l’amour, le travail ou le sport, il en existe des dizaines. Encore faut-il les réussir. Le grand Bain fait partie de ceux-là. Sans être un chef d’oeuvre inoubliable, l’histoire de Laurent, Marcus, Bertrand et de leurs camarades apporte un brin de folie sur les écrans de la rentrée. Et réussir à faire résonner Rilke et Phil Collins dans un même film, c’est un défi suffisamment audacieux pour qu’on s’y intéresse.

A l’eau !

Le Grand Bain, c’est l’histoire d’une bande de ratés. Sept – puis huit – gars, la quarantaine bien engagée, qui sont tous plus ou moins passés à côté de leur vie. La seule chose qui leur reste, c’est cet entraînement de natation synchronisée masculine – oui, vous avez bien lu, ce sport qu’on associe plus facilement à Muriel Hermine ou Christine Lagarde. Jusque là, le film ronronne, entre des scènes sordides et d’autres d’une tristesse infinie.


Imaginez les mêmes, avec trente kilos de plus et de la barbe

The Full Monty à la française?

C’est alors que l’un d’entre eux, gardien de la piscine municipale, propose au reste du groupe de participer à une compétition internationale de natation synchronisée. Un défi insensé, que les huit amis vont relever, avec l’aide de leurs coachs… Le reste, c’est à vous d’aller le découvrir en salle. Avec une bande son digne des meilleures comédies musicales des années 80 – de Olivia Newton John à Imagination en passant par Phil Collins – ce film finit par s’envoler vers une forme d’apothéose qui rappelle, par moment, le génialissime The Full Monty.

Cette comédie britannique avait réussi un très joli score, sur un thème assez proche: une bande de copains, chômeurs à la dérive, se mobilise pour monter un spectacle de Chippendales. The Full Monty avait réussi à attirer plus de 3 millions de spectateurs, il y a une vingtaine d’années. Je suis prêt à parier qu’avec ses nageurs du dimanche (Mathieu Amalric, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade, Félix Moati et Guillaume Canet irrésistibles en slip de bain, pince-nez et bonnet), Gilles Lellouche est parti pour réaliser une aussi belle performance…

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