Comment les socialistes m’ont enrichi

Je me suis toujours demandé si la croissance économique d’un pays ou les périodes de récession provenaient de choix judicieux du gouvernement en place (ou précédent), ou si elle était plutôt le fruit d’une conjoncture internationale favorable. Prenez par exemple les dernières crises que nous avons traversées, au début des années 90, 2000 ou en 2008. Elles ne sont pas le fait de choix économiques du gouvernement en place (la gauche en 1990, la cohabitation en 2000 ou l’UMP en 2008), mais clairement dues au contexte défavorable (crise du golfe, explosion de la bulle, subprimes). Si nous n’imputons pas les crises aux gouvernements, pourquoi leur imputer la croissance?

Cette réflexion, je me la suis faite de nouveau en refermant l’excellent roman de Guy Ferré, publié aux Editions du Palio (encore un excellent livre de cette petite maison d’édition parisienne, tenue par J.J. Salomon), Comment les socialistes m’ont enrichi.

comment les socialistes m'ont enrichiL’histoire que nous narre ce livre, est celle d’un jeune entrepreneur, qui a tout juste une vingtaine d’années lorsque François Mitterrand accède au pouvoir. Cette semaine là, des événements peu communs vont bouleverser la vie de cet apprenti chausseur, qui profitant de l’exil fiscal qui se profile, va réaliser de belles opérations à la fois dans l’immobilier et en se lançant dans les affaires, secondé par un notaire comme on aimerait tous en avoir, une épouse aussi fine que cultivée, et une soif d’apprendre comme on en trouve peu.

Que font les socialistes dans cette histoire? Je vous laisse le découvrir, me contentant de préciser qu’au hasard de ses aventures, le jeune Frédéric Herbin croisera Roland Dumas, François Mitterrand, Jacques Attali, Abel Farnoux ou Hubert Vedrine.

Au-delà de l’aventure d’un entrepreneur et de son envol, ce livre est l’occasion de prendre une ou deux leçons de conduite des affaires, notamment dans les relations avec les banques ou les cabinets de conseil. Tout chef d’entreprise y retrouvera des expériences vécues, et des enseignements pour celles à venir.

Enfin, ce roman est aussi et surtout un prétexte pour redécouvrir de grands auteurs classiques. Car l’enrichissement de Frédéric n’est pas uniquement financier. Jeune autodidacte, il fera des rencontres passionnantes avec des auteurs classiques, dont les oeuvres mises en valeur dans ce texte servent de prétexte à une réflexion sur les relations entre culture et management, le thème cher aux Editions du Palio et à son fondateur ) au fait, vous êtes vous déjà abonné à sa passionnante newsletter, sur oomark? Que peuvent apporter la lecture de Zola, de Platon, de Descartes ou de Kant, ainsi que la fréquentation des musées à un jeune dirigeant d’entreprise? Bien plus que vous ne l’imaginez.

Voilà un livre dont je vous recommande la lecture au plus vite.

Comment les socialistes m’ont enrichi, Guy ferré, Editions du Palio, 21,50

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