Cannabis cherche banquier

Depuis Vespasien, on sait que l’argent n’a pas d’odeur. Certes. Mais l’argent issu de la vente libre de cannabis et de produits dérivés (huiles, gâteaux, beurre, etc.) semblerait, lui, puer passablement. Et cela pose d’importants problèmes d’ordre sécuritaire…

cannabis station colorado


En effet, si la vente de cannabis a été dépénalisée dans cet état, l’argent issu de ce commerce ne peut être recyclé dans les circuits traditionnels, c’est à dire tout simplement … déposé en banque. Les commerçants qui se sont lancé dans cette activité doivent donc faire face, semble-t-il, à des problèmes pratiques comme:

  • Stocker le produit de la vente dans des coffres-forts personnels
  • Transporter les recettes eux-mêmes, au risque de se faire braquer en chemin
  • Payer le salaire de leurs collaborateurs en liquide et uniquement en liquide
  • Ne pas pouvoir encaisser de paiement par carte de crédit
  • Etc.

Il est toujours étonnant de constater, après coup, les conséquences d’une décision quelle qu’elle soit. En l’occurrence, l’ouverture de la vente libre de produits dérivés du cannabis crée une situation inextricable au regard de la loi, qui place les acteurs de ce commerce dans une situation difficile qui aurait largement pu être anticipée.

Le mieux est l’ennemi du bien.

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