Bye-bye BoJo

Si la reine Elisabeth est en train de s’assurer un confortable record de longévité, ce n’est pas vraiment le cas des premiers ministres qui se succèdent depuis quelques années. Boris Johnson, finalement, n’aura pas duré plus que celle qui l’a précédé, Theresa May, ou que Gordon Brown : trois années environ, juste le temps d’enchaîner les quelques bourdes qui lui auront valu sa place.

l faut dire qu’avec BoJo, on s’y attendait un peu. L’ex maire de Londres, à la dégaine pas vraiment très sérieuse, donne beaucoup plus l’impression d’un fêtard mal dégrossi, que du chef du gouvernement d’une ancienne grande puissance. Premier chef de gouvernement à avoir contracté le Covid, il paie le prix non pas de sa gestion de la crise sanitaire, mais du comportement de son équipe pendant les périodes où il demandait à ses concitoyens de faire preuve de retenue. BoJo, victime du Partygate ? Assurément.

Car sur les autres sujets, au final, il ne s’en sortait pas si mal. Sur le plan intérieur, par exemple, la Grande-Bretagne a été le premier pays européen à vacciner massivement sa population. Mieux, il n’y pas eu d’enchaînement de confinements, ou de pass sanitaire, comme on l’a vu chez nous. Et avec 180k morts officielles du covid au Royaume-Uni en 2022, on n’est pas loin des statistiques de par chez nous (146k).

Et à l’international, BoJo a su montrer son engagement aux côtés de l’Ukraine : le Royaume-Uni s’est très tôt positionné pour apporter son aide matérielle à l’armée ukrainienne; Boris Johnson a été le premier chef d’état occidental à se rendre à Kiev après le retrait des forces russes de la région. Bref, pas grand chose à lui reprocher non plus.

Bref, BoJo le clown se fait sortir comme un bleu, pour avoir trop fait la fête.

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