Elvis

La mode est aux « biopics« , ces films biographiques censés nous faire découvrir la fabuleuse historie de tel ou tel chanteur. L’occasion également de découvrir l’envers du décor : la vie n’est pas si rose, quand on accède au succès à l’échelle de la planète. Après FreddyMercury, Elton John, Céline Dion voici donc un biopic consacré à une légende du rock, le King himself, j’ai nommé : Elvis Presley.

De ses débuts à Memphis, alors qu’il n’est un ado blanc qui a vécu par hasard au sein de la population noire américaine, jusqu’à sa fin affligeante, bouffi et malade, en chanteur condamner à ne plus pouvoir chanter qu’à Las Vegas, ce film nous raconte l’ascension fulgurante de celui dont les chansons et le déhanché ont fait chaviré les coeurs … Ceux qui comme moi ne se sont intéressés que de loin à la vie de cette star internationale, y découvriront celui qui gérait la carrière et le destin de ce chanteur mythique, à savoir le « Colonel » Parker, incarné par un Tom Hanks en grande forme, et dont on se souvient du petit duo joué avec un dénommé Elvis dans Forrest Gump…

Du côté de la bande son, rien à dire, Elvis a interprété suffisamment de tubes pour tenir les 2h30 de ce film, qui parfois s’étire en longueurs inutiles. Mais la beauté de certaines chansons suffit à faire oublier ces passages parfois un peu ennuyeux : qui ne peut écouter Suspicious minds ou Unchained melody (en se remémorant la séquence de Ghost… et sa parodie dans Y a-t-il un flic pour sauver le Président…) en boucle pendant des heures ?

Pour incarner Elvis, un acteur d’une trentaine d’années, Austin Butler, a été choisi. Rien à dire sur son jeu, il véhicule à la fois la part de séduction et de talent sirupeux qui débordait du personnage d’Elvis Presley, tel que je me le représentais. En revanche, du point de vue de l’apparence physique, le maquillage et les costumes ne suffisent pas : il ressemble bien plus au héros de La fièvre du samedi soir, qu’au véritable Elvis.

Bonne nouvelle : on tient déjà le rôle principal pour un futur biopic sur John Travolta…

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