Avec Kartable, l’enseignement passe vraiment au digital

Ma pépite du jour s’appelle Kartable, rencontrée hier soir à la soirée Partech Shaker. Créée par Sarah Besnainou et Julien Cohen-Solal, deux anciens élèves d’HEC – décidément une école dont sont issus de nombreux startuppers français – Kartable a pour vocation de faire passer l’enseignement scolaire à l’heure du numérique. C’est plutôt assez réussi pour l’instant…

Kartable


Kartable se présente à la fois comme un site internet (répondant aux standards du web actuel: responsive design, ergonomie sans fioriture, à plats, etc.) et sous la forme d’une application mobile iOS et Android. Les contenus du site et des versions mobiles sont identiques: il s’agit de cours et d’exercices, classés par classes de la 6e ) la terminale, par matière (français, anglais, mathématiques, physique, SVT, etc.) et par chapitres.

N’étant pas enseignant, et ayant passé mon bac il y a plus de trente ans, je dois avouer que je n’ai pas consacré le temps qu’il faudrait pour une étude exhaustive de ce site, et pour cause: la quantité de matière et tout bonnement gigantesque. Vous trouverez condensé sur Kartable l’ensemble des savoirs censés être acquis durant l’enseignement secondaire. Autant vous dire qu’en version papier, ça doit représenter quelques kilogrammes. Avec Kartable, tout cela tient sur une appli.

D’un point de vue ergonomique, tout cela est fort bien présenté. La charte graphique est claire, les formules mathématiques sont apparemment rendues via un interpréteur LaTeX (c’est du moins la syntaxe que j’ai cru reconnaître). Les cours de géographie contiennent quelques cartes. En revanche, c’est un peu pauvre du côté du cours d’histoire, par rapport à un livre classique.

A part les cours, que trouve-t-on sur Kartable? Des exercices, des QCM, des problèmes, fournis avec leurs corrigés. L’accès au corrigé étant immédiat, je ne suis pas sûr que les élèves ne se jetteront pas dessus au lieu de réellement plancher sur les exercices.

Le plus extraordinaire, c’est que tous ces contenus sont proposés … gratuitement. Oui, vous avez bien lu, inutile de dépenser 30€ par-ci et 45€ par là pour vous doter du livre de classe qui sera dépassé dans deux ans… Kartable est à la disposition de tous les élèves, et bien sûr, de tous les profs.

Se posera évidemment la question de la monétisation de ces contenus, ou du moins du business model de Kartable. En en discutant avec les fondateurs chez Partech, il semblerait que les prochaines versions incluront des éléments payants, comme l’accès à des contenus additionnels ou à des enseignants pour faire de l’enseignement à distance.

Kartable est probablement un excellent compagnon pour l’enseignement scolaire, et pourrait, pourquoi pas, remplacer la pile de manuels scolaires que nos chères têtes blondes se trimbalent, parfois sur le dos, à longueur de journée. Au-delà de ces supports pédagogiques gratuits, il sera intéressant de suivre l’évolution des options payantes, et quelle tournure prendra Kartable.

En guise de conclusion, voici quelques suggestions d’évolutions pour l’équipe de développement, à prendre ou à laisser…

  • Proposer un stabylo virtuel pour « stabyloter » certains passages (idéal pour relire son cours et aller à l’essentiel).
  • Permettre aux élèves d’enrichir les contenus avec leurs propres commentaires (mode annotation), partagées ou non, d’ailleurs, avec leurs amis (copains de classe éventuellement)
  • Permettre aux enseignants d’ajouter des exercices, de créer leurs propres QCM
  • Ajouter un timer pour les QCM ou les problèmes, pour s’entraîner à travailler sous contrainte horaire, comme en classe
  • Intégrer d’autres langues vivantes (russe, italien, chinois…)
  • Et pour finir, proposer aux élèves … de proposer des évolutions (pour que le produit reste au top des attentes de ses utilisateurs)

Kartable, le compagnon de l'élève digital

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