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Dennis Meadows et les Limites de la croissance

De part son rapport remarquable et remarqué, intitulé “Les limites de la croissance“, Dennis Meadows est au coeur de la prochaine Université des Experts, organisée par la Fédération des Sociétés d’Expertise (la FSE), accompagnée par be angels. Cet article reprend le texte du communiqué de presse de la FSE au sujet de cet événement. Je vous invite à le lire avec attention, il risque de faire parler de lui ces prochains jours…

Lorsque la Fédération des Sociétés d’Expertise, organe qui regroupe les cabinets d’expertise auprès des assurances, a commencé à s’interroger sur sa Responsabilité Sociétale, elle ne s’attendait pas à ce qu’elle a trouvé.

Le monde est face à un sinistre sans précédent. La politique fiction du Club de Rome des années 70, les limites à la croissance, est notre réalité. Nous consommons beaucoup plus que ce que peut renouveler la planète. Et lorsque les économies mondiales auront rejoint le modèle occidental, cette consommation sera décuplée. Ce n’est pas possible. D’ailleurs, les signes de cet faillite imminente sont partout : épuisement des sols, de l’eau, des ressources halieutiques, de l’énergie bon marché, mais aussi effet de serre, pollution médicamenteuse, etc.

Déformation professionnelle ? La FSE a donc lancé une expertise des limites à la croissance. Qu’a-t-elle trouvé ?
Parce qu’il détruit les ressources naturelles, notre mode de développement a pour premières victimes les pauvres. Aucune innovation technologique ne viendra au secours de notre développement, il ne reste pas assez de temps pour cela. Autrement dit, les arguments traditionnels servant à contrer le rapport du Club de Rome ne tiennent pas.

Pire, les initiatives internationales qui veulent lutter contre le mal, ne font que le déplacer, et endormir notre vigilance. Par exemple, les émissions de gaz à effet de serre augmentent 3 fois plus vite, depuis Kyoto, qu’auparavant ! Quasiment systématiquement les normes environnementales ont des conséquences plus graves que ce qu’elles veulent éviter.

Où cela nous mène-t-il ? Le Club de Rome pronostiquait « un effondrement ». Faute de ressources pour la soutenir, la population mondiale se contractera, brutalement. Comment ? Conflits et apocalypse ? Les recherches des auteurs du rapport portent désormais sur la résilience de notre société, ils cherchent à lui donner les moyens d’encaisser un choc violent, sans perdre son âme. Inquiétant !

Mais ont-ils lu leur rapport ? Il parle de cercle vicieux. Plus nous tirons sur les ressources de la terre, plus notre développement est pénible, épuisant. Plus avancer nous demande des efforts, moins nous pouvons répondre aux besoins vitaux de l’homme, d’où chômage, pauvreté, pathologies psychologiques… Et plus nous exigeons de croissance, que nous croyons solution universelle ! Bref, notre avenir pourrait être une succession de crises.

En réalité, notre modèle de développement a des vices dont nous pouvons nous débarrasser sans rien changer au confort de notre vie. Au contraire. Par exemple, la particularité de l’espèce humaine est de produire des déchets toxiques. C’est pour cela que nous épuisons la nature. Il suffirait de concevoir correctement nos produits pour que la planète utilise leurs déchets. De même, il est techniquement simple de réduire massivement notre consommation de produits à haute émission de CO2 (acier, aluminium, plastic, papier, ciment…).

Pourquoi ne faisons-nous rien, alors ? Notre expertise nous a réservé une grosse surprise. En termes d’utilisation des ressources naturelles, nous sommes moins efficaces aujourd’hui que dans les années 70 ! La technologie a reculé ! En fait, sous le leadership des USA, le monde a revendiqué le gaspillage comme moteur du développement économique. Un modèle « sacré », selon l’expression du président Bush. Parallèlement, la finance a siphonné nos ingénieurs. A tel point que notre titre de gloire national est que les derniers scandales de Goldman Sachs et JP Morgan impliquent des Français !

Notre pays a deux traditions, celle des philosophes, qui, de 89 à 68, ont fait trembler le monde, et celle de ses scientifiques, qui imprègne notre éducation et sélectionne notre élite. Pourquoi n’a-t-il rien dit, pourquoi a-t-il pu gober de telles contre-vérités ? Pourquoi a-t-il été un mouton de Panurge ? Arrivé à ce point, il devenait clair qu’il était impossible de pousser plus loin l’expertise, si la pensée et la science françaises ne se réveillaient pas. C’est pour cela que la FSE a invité quelques penseurs stimulants, appartenant à des horizons multiples, à débattre des limites à la croissance. Ce sera la première Université des Experts

Si vous aussi vous pensez qu’il est temps d’agir, vous pouvez participer à cette conférence exceptionnelle, qui aura lieu le 29 novembre à la Maison de la Chimie, 28 rue de l’Université, 75007 Paris. Je dispose de quelques invitations pour les personnes qui se signaleront, en laissant un commentaire ci-après.

 

 

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Hervé Kabla, directeur général de be angels et co-fondateur de Media Aces

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