Souvenirs d'une journée à l'UE du MEDEF 2009

Comme quelques dizaines d’autres blogueurs (Yann, Karine, Vincent, Jacques ou Olivier, par exemple), j’ai eu la chance d’être invité cette semaine à couvrir l’université d’été 2009 du MEDEF. J’en ai d’ailleurs tiré deux compte-rendu publiés en temps réel, manquant surement de recul pour analyser ce qui a été dit durant les deux tables-rondes auxquelles j’ai assisté. 48 heures après un tel événement, que reste-t-il?

Pascal Negre et Xavier Niel en pleine rigolade
Pascal Negre et Xavier Niel en pleine rigolade lors de la table ronde "La toile va-t-elle craquer"?

L’organisation

Rien à dire de ce coté là, c’est du grand art. Je n’ai pas assisté aux précédentes éditions, mais par comparaison à d’autres conférences, c’est la première classe. Su site web au programme, des immenses chapiteaux servant aux différentes sessions au WiFi qui a résisté au choc de 200 blogueurs équipés d’iPhone et de netbooks, il n’y a quasiment aucun sujet sur lequel l’organisation a failli.

Il faut dire que nombre de partenaires/sponsors de cet événement participent « en nature », et disposent ainsi d’une remarquable opportunité de démontrer leur savoir-faire à une floppée d’entrepreneurs et de décideurs, susceptibles de faire appel à leurs services dans leur vie professionnelle. Mention spéciale à Class’croute, et son coffret bio, doté de couverts en bois du plus bel effet.

Coté blogueurs également, rien à dire: badges dédiés, salle dédiée, site web dédié. Petit détail amusant, une des participantes, plus toute jeune c’est vrai, a quand même alpagué Yann pour lui demander « C’est quoi un blogueur?… ».

Les conférences

Difficile de donner un avis honnête quand on n’a assisté qu’à deux tables-rondes, alors qu’il s’en est tenu près de 20. Disons qu’en consultant le programme, on se dit que le MEDEF cherche visiblement à oublier les turpitudes de l’année 2009, et à porter le débat vers des sujets de société dignes d’intérêt. Jusqu’au libellé même de ce conférences: « Le capitalisme sera éthique ou ne sera pas », « Sous le ciel de la Ve république, quoi de nouveau? », « Etre ou ne pas être politiquement correct: la liberté de penser autrement », etc. La qualité des intervenants est tout aussi surprenante: de Raphael Enthoven à Eva Joly, de Mohammed Moussaoui à Xavier Niel, on est loin d’un MEDEF genre « 200 familles », caricatural.

Seul regret, on aurait voulu pouvoir assister à toutes ces conférences à la fois, mais certaines sessions avaient lieu en parallèle, et il a fallu faire un choix. Entre « La vie spirituelle au XXIe siècle » et « La toile va-t-elle craquer », j’ai ainsi dû faire privilégier l’intérêt professionnel avant l’intérêt intellectuel. Dommage.

Les participants

C’est un peu la grande surprise de ce côté là. Oubliées la crise, la grippe A, la morosité de 2009, la controverse sur les bonus des traders. L’ambiance est au beau fixe (malgré de sacrées rafales de vent, HEC n’a rien à envier à l’X de ce coté-là, les deux plateaux se valent), aux sourires, et parfois même à la franche rigolade, lorsque le représentant du patronat russe se lance dans un long discours dans sa langue maternelle, à la surprise de la salle qui s’attend à un anglophone. Jusqu’à Laurent Fabiux, qui est même parvenu à être sympathique par moments.

Bon, c’est sûr, ce n’est pas non plus la Foire du Trône ou la Fête de l’Huma à la Courneuve, et inutile de renifler aussi fort, il n’y a pas de stand merguez. Il y avait quand même une distribution de polos d’un bleu intense (malheureusement, je suis arrivé trop tard pour obtenir un L ou un XL, j’offre donc mon modèle M au premier lecteur qui me le demandera par commentaire).

medef-mode-bleu

Conclusion

Voilà un événement intéressant à couvrir, à la fois par la diversité des contenus proposés, le savoir-faire des intervenants et la qualité des prestations. J’y reviendrai avec plaisir et intérêt.

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