Preview des Liaisons dangereuses au Théâtre de l'Atelier

C’est probablement l’événement théâtral de la rentré, le retour des Liaisons dangereuses dans une mise en scène de celui dont l’interprétation de Valmont a le plus marqué les esprits, j’ai cité Mr John Malkovich. Et j’ai eu la chance de participer, hier soir, à la première preview organisée au Théâtre de l’Atelier, en compagnie de quelques autres blogueurs et blogueuses.


Les previews, qu’est ce que c’est?

Les previews sont une série de représentations qui précèdent la première, des répétitions en « live » en quelque sorte. Très à la mode aux US, elles permettent à la troupe et au metteur en scène de faire les derniers ajustements lors de répétitions à laquelle est présente un public, en général invité. En l’occurrence, hier soir, quelques proches, des amis, et une équipe de blogueurs invités par blogAngels.

Les Liaisons dangereuses, c’est quoi?

Inutile de vous expliquer de quoi il s’agit, je pense. Le texte de Choderlos de Laclos a été abondamment adapté au cinéma et au théâtre. Il s’agit d’une histoire de passion, de séduction, de libertinage, un duel entre le Vicomte de Valmont et la Marquise de Merteuil, à qui manipulera le mieux l’autre. L’interprétation du vicomte par John Malkovich dans le chef d’oeuvre de Stephen Frears reste inoubliable. Et c’était, pourtant, il y a plus de vingt ans.

John Malkovich, c’est qui?

Dois-je vraiment vous le présenter? Immense acteur – le hasard du calendrier a voulu que soit rediffusé hier soir sur W9 l’un de ses meilleurs films, Dans la peau de John Malkovich – mais aussi metteur en scène et désormais fashion designer comme il se définit lui-même sur son compte Twitter, John Malkovich fait partie de ces artistes, qui ont su communiquer leur talent aux gens qu’ils encadrent, un peu comme Johan Cruijff, qui en plus d’avoir été un footballeur exceptionnel, s’est avéré un entraîneur hors pair.

Et la pièce dans tout ça?

Adaptée par Christopher Hampton (qui avait déjà signé la version de Frears), cette version des Liaisons dangereuses est immergée dans un monde numérique, fait de SMS et de réseaux sociaux, même si cela n’est pas trop présent (la scène de la lettre rédigée par Emilie sur une tablette est aussi forte que sa version au cinéma). La troupe comprend de jeunes acteurs et des acteurs au parcours déjà plus étoffé, comme Sophie Barjac.Le texte est cinglant, l’ambiance libertine laisse peu à peu la place à la morbidité induite par le jeu cruel auquel se livrent la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont. La mise en scène particulière, laisse tous les acteurs sur scène. Du coup, ils participent par leur jeu à l’ensemble des scènes, comme si leur présence dans les lettres devait se traduire par une présence à l’intérieur du décor. très original, et bien vu, le résultat est surprenant! Bref, c’est un excellent cru des Liaisons dangereuses (que je vous invite à relire si ce n’est pas encore fait).

Yannik Landrein campe un Valmont plein de superbe, arrogant, séducteur, coquin, enjoueur. Jina Djemba, superbe en Mme de Tourvel, est étourdissante. Sa voix est cristalline, ses pleurs si réels. On aurait presque envie de descendre la consoler. Julie Moulier, en Merteuil, est d’une modernité à couper le souffle: froide, calculatrice, à l’image de ces cadres modernes constamment sur la brèche, à la recherche du coup tordu permanent. Lazare Herson Macarel, Lola Naymark, Mabô Kouyaté, Pauline Moulène, Rosa Bursztejn et Sophie Barjac sont parfaits. Mais rien de tel qu’une petite vidéo pour vous les présenter…

Et cette soirée alors?

Au-delà de cette première représentation en public, j’ai eu la chance d’interviewer quelques uns des acteurs, et je vous propose de découvrir ces interviews dans une série que je diffuserai dans les prochains jours: Valmont, Merteuil, Rosemonde, Danceny et Tourvel n’auront bientôt plus de secrets pour vous.

Les Liaisons dangereuses, c’est à partir du 12 janvier au Théâtre de l’Atelier, réservation des places ici.

Note: blogAngels est l’agence qui a accompagné le Théâtre de l’Atelier dans sa présence en ligne et sur les médias sociaux. Cet article n’est pas un billet sponsorisé et reflète mon opinion personnelle sur la pièce.

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