Panique à LREM: Cedric Villani est devenu le Vilain Cedric

Un électron libre, par définition, est un électron faiblement lié au noyau d’un atome. Par moment, c’est très utile, car c’est ce qui permet d’assurer la conductibilité d’un matériau. Et on a pu apprécier, dans un passé récent, combien Cedric Villani, électron libre de la République en Marche, a permis d’assurer la conductibilité du parti présidentiel envers les milieux scientifiques. Mais à force de jouer de sa liberté, l’électron finit parfois par se détacher de la couche supérieure de l’atome – forcément supérieure – dans laquelle il évoluait.

C’est un peu ce qui s’est passé il y a quelques mois. Refusant d’admettre, et même vexé, que LREM ait choisi Benjamin Griveaux pour représenter le parti présidentiel dans la course à la Mairie de Paris, Cedric Villani est devenu le vilain petit canard, celui dont l’obstination risque de faire perdre toute chance de succès au candidat officiel. Dans une sorte d’obstination qui confine à l’hubris, il préfère maintenir sa candidature, même si ses chances de victoire sont quasi nulles.

Le problème, c’est qu’en procédant ainsi, il compromet toute perspective de gain à La République en Marche. « Mieux vaut crever à deux que gagner seul« , tel semble bien être le théorème énoncé par le mathématicien. Ce faisant, il rend la monnaie de sa pièce au président qu’il avait suivi en 2017. Macron s’était imposé sur un pari audacieux, celui d’une implosion des partis traditionnels. Villani, lui, fait imploser le parti présidentiel – dans une moindre mesure c’est vrai – en effritant la gauche de son électorat.

On finirait presque par se demander si le vilain Cedric, tel un Brutus 2.0, ne chercherait pas à faire gagner Anne Hidalgo en sabotant la candidature LREM, quitte rejoindre les rangs du parti socialiste après les élections. Il ne sera ni le premier, ni le dernier, à retourner sa veste en milieu de parcours.

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