Le mix organisation : Et si l’entreprise mobilisait enfin l’énergie naturelle de l’autonomie

Petit manuel à l’intention du chef d’entreprise ou du manager en quête d’efficacité co-écrit par Jacques Jochem et Hervé Lefevre, Le mix organisation propose une grille d’analyse simple et immédiate. Deux axes – ECO et EGO – servent à mesurer l’importance que l’entreprise, ou une partie de celle-ci, accorde à ce qui se passe en son sein (l’axe EGO), et ce qui se passe autour d’elle (l’axe ECO). Et selon qu’on penche d’un côté ou de l’autre, on obtient des organisations qui fonctionnent, bien entendu, très différemment.

Le lecteur qui s’y plonge ne peut s’empêcher de penser à l’entreprise dans laquelle il évolue. Fonctionne-t-elle sur un mode tribal (beaucoup d’EGO, peu d’ECO) ou sur un mode transactionnelle (beaucoup d’ECO, peu d’EGO)? Migre-t-elle d’un modèle à l’autre? Et lequel de ces quatre types d’entreprise est le plus adapté à mon activité ou à ma culture d’entreprise?

L’intérêt de ce livre, c’est qu’il apporte une réponse nuancé: en réalité, toute l’entreprise ne fonctionne pas selon un seul de ces types d’organisation. D’un département à l’autre, d’une business unit à l’autre, on peu passer d’une culture à une autre. Quelles en sont les implications, et comment les interpréter, c’est ce que proposent les deux auteurs, en mettant l’accent sur l’entreprise holistique, ou l’holacratie, devenue à la mode, mais qui n’est pas forcément à la portée de tous. Bien sûr, les lecteurs de ce blog auront noté le lien avec l’expérience menée au Brésil par Ricardo Semler, expérience retracée dans son livre, Maverick. Le Mix organisation vient à point nommer pour en donner une lecture plus contextuelle.

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