Les entrepreneurs sont-ils l'avenir du Digital? #web2b2014

Dernière conférence de la journée WEB2BUSINESS, celle dédiée aux entrepreneurs. Avec Stéphanie Pelaprat (Restopolitan), Nicolas Ferray (AirBnB), Nicolas Brusson (blablacar), Serge Alleyne (Tok tok tok), Sylvain Brissot (IMusicSchool) et Jean-David Chamborédon (ISAI). En quoi les entrepreneurs sont-ils l’avenir du digital? Débat animé par Nicolas Antonini.

Les decideurs sont-ils l'avenir du digital?

Question:  la rupture des business model.

Restopolitan: Parti d’un double constat: l’expérience client du client du restaurant, et l’image dévalorisante pour le commerçant de la politique de discount.

AirBnB: C’est une rupture par rapport aux modèles pré-existants, du monde hôtelier. AirBnB n’a pas créé l’envie de loger chez l’habitant, mais  a permis à cette offre d’exister et de mettre en relation propriétaires et locataires. AirBnB n’ pas inventé la location chez l’habitant (Abritel ou Homelidays étaient là avant) mais a permis d’étendre la location saisonnière à la résidence principale. Le business model est aussi différent, il est basé sur la confiance, et ne fait pas payer l’annonce, mais se rémunère sur la transaction.

Blablacar: Le digital permet de créer une rupture dans l’offre, dans les produits.

Question: Le digital a-t-il permis de vous propulser plus rapidement?

IMusicSchool: Sur un marché atomisé – celui de la musique – le digital permet de faciliter la mise en relation entre élèves et professeurs, de trouver des profils plus difficiles à trouver par des moyens plus traditionnels.

Tok Tok Tok: Les services de conciergerie, ce n’est pas nouveau, et c’est très cher. La rupture est possible grâce à la technologie, au mobile, à Facebook Connect.

Question: tous ces nouveaux services sont-ils vraiment prérennes?

Airbnb: Ce qu’on cherche à faire, c’est faciliter la vie des gens

IMusicSchool: à leur sortie, l’iPad n’existait pas. L’accélération technologique permet d’améliorer les offres.

JD Chamborédon: pourquoi les start-ups innovent-elles et non les grands groupes? Parce qu’un organisation établie, grande, lorsqu’elle fait le constat du besoin, aura des réticences à lancer un business qui cannibalise son propre business. En outre, ces projets sont des projets à long terme: Blablacar, Airbnb, ont été créés il y a 6 ans. Dans un grand groupe, ne voir le succès qu’au bout de 6 ans, c’est un contre-sens: le manager en charge de ce type de projet minuscule prend un risque terrible, celui de ruiner sa carrière.

Pour faire évoluer les choses, il faut de la passion et de la patience. Un entrepreneur a ces qualités.

Blablacar: C’est difficile pour un incubant de créer un marché.

Question: quel est le but de vos entreprises, l’originalité ou la nouveauté?

Restopolitan: chaque entreprise a une mission. Il ne s’agit pas d’être original, mais de faire évoluer les services relatifs à cette mission.

Question: faut-il être petit pour innover?

JD Chamborédon: innover demande des sacrifices inhabituels. On ne le fait que parce qu’on pense qu’un jour, cela va se matérialiser par une belle histoire. On rencontre ce type de comportement plutôt dans des petites entreprises que dans les grands groupes.

 

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